Connectez-vous S'inscrire
L'Organe Magazine
Alejer D'ALGER
Alain BITEMAN
Lada MAN
Kikou LOL
Poksef DE MAISTRE
Old NICK



Entrez votre email pour recevoir les infos supra confidentielles de l'Organe et briller dans les dîners en ville :

Derniers fights sur les com's


TOPFESSES - Je montre mes fesses !

TOPSEINS - Je montre mes seins !

Poésie

COCO CANA

Ben Coco Cana, quoi

C'est la première fois que l'Organe publie une nouvelle sans la lire au préalable. Il faut dire que le Comité de Lecture a été décimé par une chanson de Patrick Bruel. On prend des risques insensés: peut-être y a-t-il, dans ces lignes, quelque dénonciation abusive et diffamante d'un de nos hommes po préférés. Ce serait pas de chance, se faire censurer pour une bêtise pareille…



On avait eu d’ la chance : le p’tit hongrois avait été bougé d’ l’Intérieur pour cause de grande gueule difficile à fermer et « pas seulement au moment d’ me raser le matin » comme i disait tout le temps en trépignant.
L’ambition ça ramène que des problèmes si on la joue pas un peu fine…
le vieux Machiavel avait pourtant été clair : « En politique : si tu parles trop, t’es réduit au silence. ». Il était en train d’ se faire piéger en beauté le P’tit prince. Et c’était pas sa première fois… Y’a dix ans, Eddy le Goitre s’était r’trouvé au fond d’ sa fosse sceptique, dans le genre métaphore pas recherchée... Ça avait fleuré bon le sapin.

Il avait sauvé sa peau Sarko mais vous savez ce qu’on dit sur l’ naturel, et les hongrois, pour sûr, ça s’y connaît en galop… I r’commençait à merder, le P’tit prince dérapait, dans un tête à queue de folie, sans queue ni tête... trop grosse sa tête. Il allait s’ faire allumer comme à la foire, assaisonné aux risettes émincées, relevées à grands coups de claques dans son dos à défaut d’autre part !
Le Grand Jacques et Alain le Mérou ne laisseraient cette fois personne derrière eux…

On s’est frotté les mains direct de la guerre fratricide en branle. On allait pouvoir s’ la couler douce pépère à fumer nos tonges avec nos minettes. Un bel été qui s’ préparait. La Jamaïque Man !

L’Extérieur à l’Intérieur… Zig Zag. Ils nous avaient collé un pôv zigue : Dom le Noble, dit la Tignasse chez l’ pékin d’ base. On était bien barré. Ça a commencé cash à s’effriter, et j’ parle pas que d’ résine…
I’en avait plein qu’avaient pris l’ melon pour faire comme le taulier. Ça s’ faisait rincer et sucer à l’œil. IGS et MST ! Tout ça s’est cassé la gueule. Enfin pour certains… y a une pourriture incompressible… C’est partout pareil. C’est pareil tout le temps.

Le problème des condés, c’est qu’ Tignasse leur parlait dans une langue d’un autre âge.
Le courant passait plus. Tignasse avait cassé l’ambiance : ils passaient tous pour des baltringues.
Il faisait d’ son mieux pourtant avec sa permanente. Fallait l’ voir arpenter l’ bitume partout où ça avait cogné mais quand c’était fini. Fallait l’ voir ne pas aller en Corse hors période de grandes vacances façon bouclier humain de touristes. Fallait l’entendre dire sans sourciller qu’ derrière chaque joint s’ cachait un mafieux ou un terroriste… j’ te jure : on hallucinait pire que sous champi. On était responsable de tout : les Twins, Atocha et on arrivait bientôt au 15 juillet…

Le vieux florentin l’avait bien dit : « en politique, évite de faire dans l’ sincère surtout si t’ as la tête en sky. ».

Tignasse c’était une putain d’expérience chamanique à lui seul. On était rev’nu au pays d’ Candy, comme au bon vieux temps des socialo-bobo. On allait pouvoir respirer à pleins poumons et j’ parle pas que d’ nos cigarettes enrichies en anxiolytiques naturels…
Môssieur l’ ministre, il venait de lâcher en subliminal et sans rien capter qu’on banquerouterait les vilains si on légalisait tout ça. J’te dis pas comment on a fait péter du bouchon. Dom, c’était Rantanplan. On allait pouvoir s’ lancer à fond dans la botanique. Ça tombait bien, un poto à moi était chimiste…

Pendant c’ temps, le P’tit prince, il ramait pour rattraper son enflammage inaugural. Il s’était pris pour un orfèvre. Il avait fait perdre des milliards à notre garce de patrie thésauriseuse. Il commençait à sentir le roussi. Le grisbi ça réservait des coups de grisou. Il pétait les plombs de partout. Fallait qu’il schnouffe de trop pour s’oublier à c’ point. Il la jouait menaces et intimidation, traitait les français d’antisémites, de plus en plus, on aurait dit un aut’e petit : Joe Pesci dans les Affranchis, Joe Dalton même... mais on était pas là à s’ faire une toile ! Non. Là c’était la garce de réalité : une main de fer dans un gant de fer.

Au palais, on patientait. On savait faire ça. On avait appris la patience à la dure, sur le tas. On savait bien qu’au fond, le Grand Jacques, il r’grettait le bon vieux temps où sa bande et lui s’ contentaient d’ ramasser les pépettes les miches carrées bien au chaud. Y’avait pas de risque. C’était Yoyo l’Enclume qui s’ tapait tout l’ sale boulot. C’était r’posant. Le bon vieux temps… I commençait à sentir l’usure. Finalement on sortait pas indemne d’une vie de briscard. Maintenant, il pouvait généraliser… I s’ faisait vieux. Il doutait. La bonne vieille sagesse. Vieille folle ! Tout d’vient vieux ! Et la r’lève à ravaler... Mais au fond i s’en foutait. C’qu’ i voulait lui, c’était pas aller en taule, mais à vie quoi ! Pourtant, il avait encore faim de scalps à l’abri des meurtrières de son empyrée…

Il a réuni ses gars et s’est montré clair. « Stoppez le p’tit Nicolas » comme i l’appelait. Inutile de préciser qu’il l’aurait bien balancé à la flotte au fond d’un sac poubelle. Ou même balancer dans un sac poubelle au fond d’ la flotte. A ce sujet, il se trouvait toujours plein d’imagination…  « Et avec toute la discrétion possible », sous entendu : qu’il sied pour un mec qui dort avec un journaliste chargé sous l’oreiller…

Le Mérou devait timidement embrayé. Au point où il en était… Il sentait déjà plus rien l’Alain. Il clama alors, comme ça, à qui voulait bien l’entendre, avec sa spontanéité toute calculée et sa dignité carrée bien profond, qu’il était l’ pote du P’tit prince à la vie à la mort et qu’il l’aimait tellement qu’il lui cèderait pour pas une tune son fonds d’ commerce de Président de l’UMP. C’était l’ deal. Alain n’avait jamais eu la cote qu’avec les vieilles rombières d’ la haute et comme disait l’ vieux : « en politique, tu peux pas faire sans l’ prolétaire. ». Le Mérou était donc d’accord avec l’évidence : il allait sacrifier ses côtelettes en échange d’une retraite dorée sous le soleil de Corrèze.

Appâter l’affamé : « Petit, petit, petit, viens avec moi j’ai un habit de Président à la maison. ».

Bernadette aussi avait sa part de taf : Bloody Bernie devait s’ charger d’ l’aguicher, « si possible en public », ce qui évidemment constituait un euphémisme… elle lui fit un gringue d’enfer avec murmures suffisamment audibles pour permettre le décryptage, suffisamment bas pour rendre indispensables les sous titres télévisuels : le maniement de caméra y’avait pas à dire, c’était son violon d’ingres. Fallait la voir, fardée comme une momie, à faire d’ l’œil et du pied, discrètement, comme ça, d’vant tout le monde… Gérontophile ? On savait jamais…

Le Grand avait même réactivé Jean-Loup l’Anguille pour ce coup. Nous on l’appelait l’Insaisissable parce qu’on captait jamais rien de qu’i racontait. Depuis tout c’ temps, ils l’ avaient laissé en plan au troquet « l’Assemblée », en rade dans un rade le loulou ! Il y avait pas perdu son temps. Il en était d’venu l’ mur porteur ; les habitués l’ surnommaient « l’ Président ». Il f’sait parti du tableau, dans l’ décor. Il gueulait d’ temps en temps mais plus personne faisait attention. Pour ce coup, fallait tout le monde…

Et du monde, il en manquait à l’appel, des pelletées. Entre les caves endémiques chez les huiles et leurs boulets d’ la vie, atavisme avéré, leurs dégénérés du flouze, ceux qui pèsent mais qu’ont pas le cinétisme pour rendre ce qu’ils n’ont pas mérité, la vénalité des charges et des offices, ceux qu’ont pas l’énergie, les reptiles, les bien froids : E = mc2… et les traîtres, c’était clairsemé. Fallait s’ fier aux vieilles carnes, y’avait pas. Le vieux florentin l’avait toujours dit : « La loyauté, c’est comme une calvitie : plus ça passe, plus ça tombe. ». Les masques…ça tombait les masques et bien avant la prise des marques.

Mais l’ Grand Jacques connaissait la chanson : il était chauve et c’était lui l’ boss en place. Il avait d’ l’ or dans les mains et faisait prendre à tout le monde les vessies pour des lanternes. Nous, on avait envie d’ pisser j’ te raconte pas ; on avait déjà l’ nom de notre société anonyme : Coco Cana. Coco c’était pour les noix. M’les cassez pas ! On donnait pas dans l’ nocif. Nauséabond. On était des fins nez nous. Et on était pas les seuls à être aux aguets pour ramasser les morceaux…

Le gang des Roses tentait d’ se reconstituer et faisait bonne figure autant que faire ce peut en attendant qu’ on retape l’Enclume. Il avait morflé. C’était pas gagné ! Franco le Hollandais dit le Flasque par chez nous, c’était pas du p’tit lait… Il bégayait depuis l’ jour où il avait vu son chef conditionné façon « Frolic premier âge » par la concu. Ils avaient pas le choix. C’était lui ou lui. Jacquo la Pipe…lette !!! , Lolo Bel œil ou Dodo l’ Dodu, il aurait fallu être givré, ou mieux : suicidaire ! Et quoi d’ plus approprié qu’un p’ tit gros pour coller en face d’un bossu… le bossu : Jean-Pierrot l’Oeil en coin.

Lui, il avait fait fortune dans l’ café. Pourtant on aurait dit qu’il avait jamais quitté son bled. On aurait dit aussi qu’ le mec était déjà mort, comme s’il avait déjà été sénateur dans sa vie. Tignasse aussi d’ailleurs. Leurs yeux hagards…L’ Oeil en coin était entouré d’ minets sans mordant. J’ pléonasme. Gillou de l’ Vieux beau, Jean-Louis l’Embrouille, Domi l’ Plaqué, Mademoiselle Douste, Pat le Pirate… Lui, il avait carrément couvert moralement tous les télé-chargés d’ l’Internet Haut Débit, vot’e serviteur compris. Comme Tignasse, il réfléchissait pas toujours à c’ qu’i disait… Ça allait saigné dans leurs voisinages. On voyait tout d’ suite ceux qu’allaient pas faire de vieux os sur le dos du contribuable françois.

Nous à l’abri de notre compréhension, on sentait la bonne faisande qui mijotait. On avait les papilles qui nous chatouillaient coriace. On s’y voyait. On envisageait même de s’ faire sponsoriser la turbine par l’Etat. On arriverait bien à leur faire comprendre que l’ cana à origine contrôlée c’était une denrée d’ Service Public. On avait plus qu’à ronger notre frein. Mais c’est jamais évident d’ patienter quand on attend.

Et on a pris perpète. On a pris perpète d’attente, attente à perpète, attente perpétuelle, perpétuelle attente… Attente à perpétuité. On est resté des illégaux : association de malfaiteurs. La masse était restée dans la routine de son premier degré. Les querelles politiques avaient fini en nœud de boudin. Le pire était arrivé. Le vieux Machiavel nous avait pourtant prévenu : « en politique si tu règles pas ta succession, c’est le chaos qu’ tu mets en équation. ».

Au royaume des aveugles le borgne est roi. Y a toujours un borgne dans l’histoire ou sa fille…

Mardi 13 Juillet 2004
Céji
Lu 4640 fois


Nouveau commentaire :
Alors ma couille, toi aussi tu veux commenter et donner ton opinion sur cet article ? O.k, vas-y, mais sois bien conscient du fait que nos amis de la DCRI lisent tout ce qui se passe ici et que des propos inconsidérés de ta part, ou enfreignant les lois de la soft dictature française, pourraient te valoir un débarquement de volatiles bleus chez toi à 6 heures du matin suivi d'un placement en GAV. Prêt à assumer ? Vas-y !

Cinéma | Presse | Bouquins | Théâtre | Expos | Poésie | Restaus | Monuments et kolosses | VIDEOKLUB




Dans le forum

Je vais militer chez Dupont-Aignan

Le forum pourri - Aujourd'hui - 04:26 - Marcel Ducon

Soutien à Logan Alexandre Nisin

Le forum pourri - Samedi 21 Octobre - Marcel Ducon

COMMENT RELANCER L'ORGANE ?

Le forum pourri - Samedi 21 Octobre - Lada Man

Après "balance ton porc" , "balance ton pédé"

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Le Grand Merlu, le vrai, l'unique.

Le néo-poujadisme

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Elie Semoule

Je me sens d'humeur taquine cce matin ...

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Le Grand Merlu, le vrai, l'unique.

HE VOUS VOUS SOUVENEZ DES SPICE GIRL

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Marcel Ducon

Je me suis forcé à écouter Marine....

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Alain Biteman

LA MORALE DU VOYOU.

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Lada Man

IL EST INTERDIT DE FRAPPER LES FEMMES

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Marcel Ducon

Frocter Sale Gauchiasse

Le forum pourri - Vendredi 20 Octobre - Farid Fillon

Débattre avec un Social Justice Warrior.

Le forum pourri - Mercredi 18 Octobre - Marcel Ducon

LES AVENTURES DE MOI QUI ME BRANLE LA BITE

Le forum pourri - Mercredi 18 Octobre - Marcel Ducon



Balancez à L'Organe !

LE COIN DU CITOYEN MODELE

L'Organe vous révolte, vous répugne, vous révulse ?
Comment tant d'abjection est-elle possible sur un seul site ?
Comme vos ancêtres pendant la guerre, soyez de Bons et Gentils Citoyens:

Dénoncez L'Organe à la Kommandantür !
--> Etape 1
Choisissez la Gentille Association qui va vous soutenir dans votre combat contre les Méchants Articles de l'Organe:
 
•LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme)
kommandantür
@licra.org
SOS RACISME
kommandantür
@sos-racisme.org
MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
kommandantür
@mrap.org
UEJF (Union des Etudiants Juifs de France)
kommandantür
@uejf.org
CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France)
kommandantür
@crif.org

LDJ (Ligue de Défense Juive, ne pas confondre avec FDJ=Française des Jeux)
kommandantür
@ldj.org

HALDE (Haute Hautorité de Lutte contre les Discriminations)
kommandantür
@halde.org
CHIENNES DE GARDE (Crimes contre le Féminisme)
kommandantür
@cdg.org
SOS HOMOPHOBIE
(Crimes contre l'Homosexualité)
kommandantür
@soshomo.org
CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires)
kommandantür
@lecran.org
CRAB (Conseil Représentatif des Associations Blanches - ex Ku Klux Klan de France)
kommandantür
@crab.org
 
--> Etape 2
Choisissez une société de Crédit afin de provisionner les honoraires des Gentils Avocats qui vont s'emparer de votre cause et la défendre avec le talent et l'éloquence qui les caractérisent jusque sur les plateaux de télévision.
(prévoir un financement de 10 à 30.000€ selon la complexité du dossier et l'ampleur de votre haine contre L'Organe)
établissements conseillés:
Cetelem - Cofinoga

 

Vous voilà paré à faire votre devoir de citoyen modèle ! Bonne chance dans votre juste combat, et à bientôt !