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Cinéma

COMMENT JE ME SUIS EMMERDÉ (au film de Desplechin)

Alors que sort le nouveau film de Desplechin, L'Organe ressort de la naphtaline une critique d'un précédent film de notre "mauvais génie" national. Rédigé en 2001 par notre teigneux René Gatif, ce papier démontre que Télérama, ce désopilant hebdo télé qui n'aime pas la télé, n'a décidément pas la même conception du génie que L'Organe... et que le public français d'ailleurs.



COMMENT JE ME SUIS EMMERDÉ (au film de Desplechin)
C'est une chouette petite bande de copains. Il y a le héros, Paul qui est critique littéraire (enfin, on nous précise qu'il a juste écrit deux-trois critiques) et qui voudrait beaucoup être écrivain, bien que pour l'instant il travaille en fac (faut bien vivre). Et puis il y a Nathan, Patricia, Valérie, Sylvia et Esther. Tous ont des gentilles têtes de premiers de la classe. Normal, ce film est conçu et interprété par la fine fleur du "jeune cinéma français". Aux manettes donc, Arnaud Desplechin, enfin chéri de la critique et déjà auteur de l'admirable (selon "Les cahiers du cinéma", "Télérama" et "Libé") "La Sentinelle" (auquel j'avais déjà rien comprendu). Devant la caméra, attention, rien que du beau linge: Chiara Mastroïanni, Thibault de Montalembert, Marianne Denicourt, Mathieu Amalric, Emmanuel Salinger, Fabrice Desplechin, bref, une petite troupe d'acteurs d'une trentaine d'années que la presse nous présente volontiers comme l'incontournable "relève" du cinéma français. Pour rester entre gens de bonne compagnie, on note la présence, dans l'équipe technique comme sur l'écran, de nombre de jeunes gens de bonne famille et de noble ascendance, copains du cinéaste et qui, comme celui-ci et ses comédiens, ne connaissent vraisemblablement des réalités de la vie que ce qu'ils en voient aux infos d'Arte. En toute simplicité, donc, et comme tout un chacun, les personnages de Desplechin habitent de beaux appartement, lisent des livres, dissertent philosophie et problèmes amoureux au bistrot du coin, s'engueulent et se rabibochent, allument des clopes et baisent un peu, avant de s'engueuler et de se rabibocher à nouveau. Et, surtout, tout le monde ne cesse de se poser des questions. Tout plein de questions, à l'envers comme à l'endroit. Tellement que ça peut ficher le vertige au spectateur peu habitué à se poser tant de questions.

"La seule chose dont Paul est incapable, c'est de s'arrêter de penser", nous dit la voix off au début du film. C'est sans doute vrai pour Paul, mais on sent surtout que c'est un problème qui concerne au premier chef notre cinéaste: constamment clope au doigt ou au bec (ça fait plus genre, mais qu'est-ce qu'ils ont dû s'emmerder pour les raccords pendant le tournage), yeux dans le vague, petits sourires faussement détachés censés irradier d'intelligence, les personnages adoptent volontiers en gros plan la posture inspirée du Penseur de Rodin (moi aussi j'ai de la culture). Reconnaissons cependant que leur préoccupation essentielle est des plus questionnantes métaphysiquement parlant: a-t-on le droit oui ou merde de vouloir coucher avec la femme d'un pote (avec tous les soucis et toutes les disputes que cette interrogation renversante peut susciter) ?...

Là est donc toute la question, que "Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)" se propose d'explorer sous toutes ses coutures, dans toutes ses dimensions et acceptions, 2 heures 58 minutes durant.

Las !, comme ils disent à Télérama: pressentant dès le départ qu'en dépit des apparences aucune réponse définitive ne sera apportée sur ce sujet par le cinéaste, le spectateur de bonne volonté n'a dès lors plus d'autre ressource, histoire de passer le temps, que de se concentrer sur l'examen de la forme du film. Côté scénario, on assiste donc essentiellement à un festival d'échanges verbeux supposés brillants (putain, hypra cool le dialogue "jeune": "Là, t'es total classe", dit Paul en voyant son copain essayer un costard) mis en scène de main de maître: ouvertures et fermetures de portes en temps réel, allumages de clopes, scènes de copains, scènes de ménage, scènes de lit soft (on voit bien les seins et les poils de la chatte de Marianne Denicourt, s'il y en a que, comme moi, ça intéresse), scènes chez le psy, scènes au bistrot, re-allumage de clopes... et remettez-moi ça patron. Pour soutenir cette débauche d'action, de la musique originale aux résonances classiques (ça fait plus classieux que le rap ou la techno) est plaquée à point nommé aux moments les plus judicieux (les creux notamment), tandis que côté image, celle-ci semble bizarrement légèrement anamorphosée sans qu'on sache jamais exactement pourquoi. Résultat, à l'arrivée, on a le quasi archétype du film estampillé "jeune cinéma français", celui du genre à ravir la critique qui va forcément hurler au génie (d'ailleurs, elle l'a fait). Mais, en VF et pour les non-initiés, ça veut surtout dire: petit film nombriliste, subventionné CNC à coup de dizaines de millions de francs lourds, intello et, bien entendu, "de gôche".

Forcément de gôche, hein: n'a-t-on pas vu le camarade Desplechin soutenir les désespérés de Saint-Bernard, toujours au premier rang des barricades, des estrades de conférences de presse et des caméras ? Sûr qu'il en connaît un rayon, question réfugiés, le Desplechin, lui qui est fils de diplomate. Sauf que les "réfugiés" qu'il a l'habitude de fréquenter proviennent plus volontiers des très officielles ambassades et des élites artistiques des pays "en voie de développement" que des villages miséreux du Mali ou de l'Afrique profonde. Mais bon, il est vrai qu'avec "La Sentinelle" tout comme avec "Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)", réalisés antérieurement aux manifs, le camarade ne défendait pas encore généreusement les revendications bien terre à terre et bien urgentes des malheureux sans-papiers: il oeuvrait simplement pour son compte, imprimant son ego, sa lumineuse intelligence et son remarquable talent sur des kilomètres de pellicule.

Ce qu'il y a de bien avec le "jeune cinéma français", c'est qu'on le voit arriver de loin: ses auteurs (prononcer "ôteurs" si vous fréquentez les prod' et les milieux artistiques branchés) se complaisent dans son cocon doré, flattés d'appartenir à l'élite autoproclamée du cinéma français "à message". Ces jeunes et très convenables rebelles sont convaincus d'être engagés dans un combat indispensable, embusqués dans le maquis du cinéma "intello" comme des Résistants face à l'envahisseur impérialiste et cynique qu'est l'abominable cinéma "commercial" et de simple divertissement. Pour ces Combattants idéalistes et intègres, la prise de tête de leurs contemporains est une impérieuse nécessité, en même temps qu'une oeuvre de salut public. S'agit de rendre les gens plus intelligents, les gars ! On va quand même pas les laisser dans leur crasse intellectuelle, faut leur montrer que le cerveau est un muscle qui doit apprendre à travailler...

Allez, on n'en a rien à cirer de savoir comment s'est disputé monsieur Desplechin, et sa vie sexuelle - d'une platitude totale, comme le reste - ne nous intéresse que fort modérément. Mieux: ce petit cinéma "intello" à la française est devenu si caricatural, si prévisible et finalement si stéréotypique et convenu qu'il n'est plus "intello" que pour ceux qui veulent bien encore le croire, à savoir essentiellement ses auteurs, les copains et la famille de ceux-ci, et quelques critiques peu exigeants. Pour les autres, ceux qui ne se laissent pas berner par le mirage du cinéma ostensiblement et lourdement "intelligent", ce film-là est tout simplement soporifique (trois heures d'ego étalé, putain, c'est long !), quand sa vacuité et sa prétention ne le rendent pas carrément grotesque. Et si tous les critiques des "grands journaux" s'enthousiasment et crient au prodige nouvellement éclos (un nouveau Rohmer, un Woody Allen français, rendez-vous compte !), c'est parce que ces journalistes-écrivains barbotent eux-mêmes depuis bien trop longtemps dans le douillet marigot de cette petite coterie pseudo-élitiste, et que leurs "préoccupations" essentielles sont voisines de celles des héros du film: pas bien méchantes, et elles n'empêcheraient certes pas un habitant d'une ZAC ou un RMIste de dormir.

"Les histoires entre les gens sont faites pour se terminer", dit Paul en totale rogne contre Esther qu'il n'arrive pas à quitter depuis dix ans, malgré qu'il aimerait bien. Ce film interminable, lui, aurait mieux fait de ne jamais commencer du tout. Ca aurait économisé beaucoup d'argent, et des producteurs intrépides, ou tout simplement compétents (ça existe ?), auraient peut-être eu la bonne idée ou l'audace de tenter de produire quelqu'un de moins bien peigné et d'un peu moins poseur que Desplechin.

Mercredi 15 Décembre 2004
René Gatif
Lu 9097 fois


Commentaires des lecteurs

1.Posté par 1001nuits le 22/12/2004 12:13 | Alerter
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Je suis relativement d'accord avec cette vision du petit cinéma français sans message ni intérêt. Un bouquin d'une ex de Desplechin va sortir le 5 janvier (Mauvais génie, de Marianne Denicourt et Judith Perrignon). C'est l'histoire d'une ex qui lui ressemble et qui lui vômit dessus par bouquin interposé. Comme quoi, dans ce petit monde de cons, ils le sont vraiment tous.

1001

2.Posté par Thierry le pouilleux le 26/12/2004 15:38 | Alerter
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Me suis bien poilé avec cet article AAAH...Style d'A.S
J'étais allé voir la Sentinelle y a quèques années....la mort...
Je lisais encore les Cahiers, quel con j'étais... PrrrrrrOOOuuuutt !!
Depuis je me tape plus que des gonzos, des coiffeuses, des caissières, des buralistes.....
Et ma tête va beaucoup mieux !

3.Posté par Julien le 09/01/2005 04:37 | Alerter
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Ce cinéma-là a déjà vécu, on aurait pu écrire le même article en 1984.

Aujourd'hui, c'est "le cinéma de galerie" qui s'impose dans la critique française (Chantal Akerman, DesPaliere, Grandrieu, etc.).

Les galeries d'art ayant été à peu prêt vide d'artistes Français pendant presque un demi-siècle, nos vaillants étudiants en art arrivent pour combler tout ça.

Préparez vous à rien !

4.Posté par Julien (again) le 10/01/2005 00:47 | Alerter
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En plus ne pas confondre la "cinéphilie" journalistique et la cinéphilie "universitaire".

Les universitaires méprisent réellement la critique journalistique. Par ce que le journalisme paie à peine mieux, certes, mais pour des raisons intelligentes aussi.

Les journalistes parle candidement des films chiants.

Les universitaires parlent chiantement de films chiants, mais au moins y'a du travail donc toujours un truc ou deux à ramasser.

Manchette dégobillait intelligemment sur des films jouissifs.

Daney était un vrai Journaliste au-sens-noble-du-mot, espèce devenu rare et on pourra dire éteinte dans peu de temps. C'est calamiteux d'entendre précisément dézUniversaires dire que "Oh Daney ça ne vaut rien, on ne peut pas l'enseigner, c'est vraiment dommage blablaba.". Tas de cons, Daney muséfiée et académisé, c'est ce que son style a voulu vitrifier et détruire. C'est pas pour les bouffons en chaussons, pourvu qu'il reste clandestin et secret à jamais.

Skoreki est dans un bocal, comme un petit piranha agité. Daney/Sckoreky c'est le même duo que Gosciny/Franquin, Tati/Demi, Sempé/Reiser. Ma préférence ira toujours au second couteau.

Ceci dit aujourd'hui le vrai travail critique, ce sera à faire sur le génération Starfix. Le pouvoir est à eux pour au moins un siècle, ça en fait des baffes à distribuer !!

5.Posté par La rédac le 13/01/2005 13:25 | Alerter
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Bonne idée, en plus on connaît bien les gus. On vous promet ça pour dans pas longtemps. Par ailleurs, à propos du triste Desplechin, on est tombé hier soir sur l'émission "ça balance à Paris" de Field et sa bande... avec une Elisabeth Quin en grande forme, qui traitait Arnaud de "génie". C'est à cause de ce genre de chroniqueuse empsysée déconnectée du réel que de médiocres réalisateurs ont le melon qui explose.

6.Posté par Richard Gere bien ses affaires le 28/10/2008 21:14 | Alerter
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Même si tous les intervenants précédants sont morts depuis longtemps (ça date de 2004-2005 tout ça), j'aimerais quand même passer dire un bonjour à tous, et signaler que la crise aidant tous ces tartuffes cinématesques recoivent moins de pognon pour filmer leur névrose (alors qu'un psy coûte nettement moins cher). Ils sont forts, ces connards pour plaider l'exception culturelle face au rouleau compresseur US, mais quand les ouvriers veulent également plaider l'exception française pour garder leur boulot qui se barre à l'étranger, alors là on le voit pas dans les manifs, les intellos de mes deux. Laissez moi le pouvoir 15 jours, je promets que je nettoierai toute cette merde au karcher et au AK 47.

7.Posté par Mon iPhone est full le 03/01/2016 00:08 (depuis mobile) | Alerter
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Il y a aussi le film "j''ai des boutons sur le cul" ça aussi ça dure longtemps.

Nouveau commentaire :
Alors ma couille, toi aussi tu veux commenter et donner ton opinion sur cet article ? O.k, vas-y, mais sois bien conscient du fait que nos amis de la DCRI lisent tout ce qui se passe ici et que des propos inconsidérés de ta part, ou enfreignant les lois de la soft dictature française, pourraient te valoir un débarquement de volatiles bleus chez toi à 6 heures du matin suivi d'un placement en GAV. Prêt à assumer ? Vas-y !

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