1. TON PATRON DU DEFENDRAS
Invité dans « Plus clair » sur Canal+,Guy défend son employeur avec véhémence:" rentre dans le chou de Marco de façon totalement injuste » en parlant de Lelouch. "Marco, c'est pas Michel Drucker, Michel Drucker il a jamais vu un mauvais film en 40 ans." On a compris : Marco est un mec bien. Quant à Ardisson: « Y a pas besoin de fayoter avec Fogiel pour dire à quel point Ardisson est un enfoiré cynique et vulgaire. » L’esprit de famille.
Et puis au Monde :"Au sujet de Marc-O., je suis en harmonie avec moi-même, je n'ai jamais rien dit de mal sur lui. Son style peut paraître excessif, mais il appuie là où ça fait mal. Il ne fait pas de la promo bête comme certains."
Conclusion : pas touche au patron.
2. LE FORT TU FLATTERAS
Sur Canal, l’ex-chanteur Jacques Dutronc, flanqué de son jeune biographe, est l’invité de la bande à Denisot. Fogiel et Carlier, à l’affût, vont essayer de piquer l’invité à Michel : "i|Venez nous voir, Jacques]i", susurre MarcO l’air de rien.
Guy désigne le jeune auteur de la bio:" Je vais acheter le bouquin, parce que le fait qu'on soit là c'est que ce garçon est crédible donc c'est synonyme de qualité." Applaudissement nourris du public. Guy donne sa bénédiction, autant dire le Label Rouge de la Qualité Télé. (Le grand journal de Canal+ 23/09/04)
Mieux, dans sa Lettre au Président-Candidat Chirac (12/02/02) : « Mais puisque vous nous aimez, vos turpitudes, on s’en fout… » Et dans la Lettre à un buveur de bière : « Parce qu’un chef d’Etat qui te descend une Corona comme ça ne peut pas être totalement mauvais. » Deux ans plus tard, Guy bossait pour Fogiel, le grand pote de Bernadette. C’te flair !
3. LE FAIBLE TU ECRASERAS
"Evelyne Thomas, ET pour les intimes." (Plus clair)
Mais il peut être plus féroce encore, comme sur Inter : « C’est dommage que Carole Rousseau ne consomme pas de drogue parce que Villeneuve aurait pu lui faire son marché. » Et la pointe finale :« Quand on voit Carole Rousseau, Evelyne Thomas c’est quand même de la télé de qualité. » (Piques & polémiques)
Le 10 octobre 2004, l’ex-belle Elisabeth Tessier tombe dans le piège tendu par le Petit et le Gros, les Laurel et Hardy du PAF. Du temps de sa splendeur, la bombe sexuelle au bras long (Tonton était fou de ses cheveux) n’aurait sûrement pas essuyé le même feu. Comme dit le proverbe iranien, même un âne peut donner un coup de pied à un lion mort.
4. UNE TETE DE TURC SANS DEFENSE TU CHOISIRAS
« Il faut absolument que je vous raconte une leperserie toute fraîche d’hier soir… »
Julien, qui ne fait de mal à personne (en plus il se tape un contrôle fiscal), a longtemps été la tête de Turc de Guy. Un harcèlement irrationnel. Justifications emberlificotées du Gros: « C’est quand il se la joue culturel, qu’il me fait rire. » Etonnant, quand on connaît « Questions pour un champion », une émission pas prétentieuse qui n’a d’autre ambition que de distraire avec la culture populaire. Devant Daphné Roulier, Juju le cave se rebiffe:« Etre pris pour un con par un imbécile est une grande volupté pour moi…» Maintenant que Gros Guy a fait la paix avec Juju, qui va devenir son punching-ball? Florent Pagny ? Impossible, tu lui as présenté tes excuses pour l’avoir traité d’enculé (Entrevue). On propose Sarkozy, le Napoléon moderne, un autre genre de calibre. Montre-nous tes couilles, Guy !
5. TES CHRONIQUES DE LA COUILLE GAUCHE TU TORCHERAS
Même si le niveau moyen de la télé est culturellement bas, c’est pas une raison pour torcher. Surtout de la part d’un esthète de la plume donneur de leçons culturelles. Est-ce que Desproges torchait ? Or, à la relecture, à part quelques textes qui tiennent la route grâce à un minimum d’infos, les pages de délire d’auteur ne font pas le poids (la série sur le mollah Omar est indigeste). Ça sent le remplissage. Et puis, on aurait aimé quelques inédits…
Dans « J’vous ai apporté mes radios » (Robert Laffont, 2002), Guy écrit que « Barbelivien écrivait encore des chansons alors que la connerie s’était généralisée dans sa boîte crânienne ». Il termine sa « Lettre aux portables » par un sublime : « Y a pas que dans les chansons de Claude François que le téléphone pleure… » Puis sa « Lettre aux indécis », du 22 avril 2002, comme ci : « Mais comment parler d’indécis un jour d’indicible ? » Putain, c’est beau comme du Barbelivien !
6. TES CHRONIQUES RADIO TEXTO EN EDITION DU REPRENDRAS
Pourquoi gagner 1 si on peut gagner le double sans se faire chier ? C’est avec cette philosophie que notre chroniqueur met une tonne de beurre dans ses épinards, déjà surbeurrés. Parfois, on aimerait un peu plus d’épinards dans le beurre… Le business du chroniqueur est simple : t’as un nom connu (bon pour la couv), une émission écoutée (autant de promo), une chronique régulière (du contenu immédiat, donc économie d’un nègre), un public de fidèles (achats garantis), y a donc un marché pour un bouquin, coco.
Rappel du linéaire Carlier: « J’vous ai apporté mes radios », « Ultimes chroniques télé », « Nouvelles chroniques télé », « Splendeurs et misères du petit écran », « Les nouveaux bijoux de chez Carlier », « Chroniques radio ». Sans compter le CD. On propose la compile des compiles: « Les ultimes splendides nouvelles chroniques télé radio de misère, un bijou de chez Carlier ».
7. TES CHRONIQUES EDITION TEXTE EN TELE TU REPRENDRAS
Pourquoi gagner le double si on peut gagner le triple sans se faire chier ?
ONPP, Guy fait son solo devant Isabelle Giordano:" C'était ça le problème du Fabuleux destin, le casting des invités… Les grandes vedettes ne voulaient pas venir, mettez-vous à leur place, lorsqu'ils voyaient arriver sur le plateau leurs anciens camarades de classe, déjà forcément ils prenaient un coup de vieux, vu que les autres ne se teignaient pas les cheveux, donc n'avaient pas fait de lifting, alors et nous en les regardant à la télé on disait, oh la vache dis donc, il a l'âge des autres là, en plus les anciens copains racontaient des anecdotes dont les vedettes n'étaient pas très fières, on leur rappelait des surnoms peu glorieux du genre oh tu te rappelles, on t'appelait Petite bite à cette époque-là, voilà pourquoi l'émission a dû s'arrêter."
Or, dans son livre "Ultimes chroniques télé", page 95 de l’édition de poche, Guy rafale Un Fabuleux destin de septembre 2002:" On les devine terrorisées à l'idée qu'un camarade de classe leur balance un souvenir épouvantable, du genre:"Nous avons retrouvé Michel qui était en internat avec vous. Alors Michel, quel souvenir avez-vous conservé de notre star?" Michel :"Ah! ben pas grand-chose, sauf que j'me rappelle que dans les douches on le surnommait P'tite bite!" "
Et page 97: "Et puis, dans ce genre d'émission, il y a une autre chose terrible, c'est l'âge. Car les vedettes passent leur temps à cacher leur âge. Et lorsque vous voyez arriver leurs copains de classe, vous prenez conscience de l'âge réel de la star."
Guy évite juste de balancer –on se demande bien pourquoi- devant Isabelle sa conclusion d’alors: "Du coup, l'émission d'Isabelle Giordano, qui se veut festive et émouvante, dégage une impression terrible d'angoisse et de peur." Les mots qui fâchent ont disparu en télé.
On rappelle le montant de la pige ONPP : 2300 euros, dont 1500 pour l’émission et 800 pour la chronique. 800 euros pour resservir un de ses vieux textes, ça sert, d’avoir été directeur financier dans sa jeunesse !
8. DANS TA PROPRE SOUPE TU CRACHERAS
Guy à Patricia Kaas:"Ça a pas été toujours facile, notamment vous avez chanté des chansons de Didier Barbelivien." (ONPP)
Que celui qui n’a jamais écrit une bluette débile lance la première vanne à l’auteur de « Comme un ouragan » ! Revenons sur le titre qui a lancé Guy dans le showbiz (1 million d’exemplaires vendus), « Y a pas que les grands qui rêvent », devenu un des joyaux du réjouissant site internet « Bide et musique ».
Quand on a écrit pour Melody, Demis Roussos, Phil Barney et Salvador, pourquoi chier sur Barbelivien et Obispo ? Pour les sceptiques, chantez donc son tube en karaoké :
« Sur la vitre qui ruisselle / La terre me parait si belle / Je donne cet orage au désert
Les neiges éternelles sur le Caire / J'offre les jardins de Babylone / A ce garçon pour qui mon cœur frissonne / Grandit pas trop vite et attend moi / Je sais qu'un jour, tu viendras vers moi »
Oh le puissant fumet barbelivien !
9. LES CRITIQUES DIFFICILEMENT TU ACCEPTERAS
L’Huma : « Vous avez travaillé pendant quinze ans comme directeur financier. Comment êtes-vous devenu chroniqueur ? »
Guy: « J’ai travaillé dans trois entreprises comme directeur financier. La dernière, c’était chez Adnan Kashoggi, un homme d’affaires saoudien. Un marchand d’armes. A l’époque, l’homme le plus riche du monde. A la suite d’une opération immobilière hasardeuse, Adnan Kashoggi a tout perdu. J’ai été licencié économique. »
Et sur Inter: « Ce qu’a dit l’Humanité est tout à fait authentique… Moi j’ai travaillé 3 ans dans une des sociétés dont l’actionnaire principal était un type qui dans ses 40 sociétés avait également une société d’armes… Voilà point final et m’emmerdez plus avec ça. » Du calme, Guy.
ONPP. L'avocat plus ou moins autoproclamé de Saddam Hussein, Me Ludot, très chahuté par Fogiel, envoie un Scud à son subalterne:"Vous avez travaillé 15 ans pour un marchand d'armes, cher Monsieur Carlier, donc vous connaissez bien l'Arabie saoudite." Feu nourri de Guy:" Mais vous mentez, j'ai jamais travaillé 15 ans pour un marchand d'armes, c'est hallucinant! Je vous traîne en justice, je vous colle un procès au cul demain, et celui-là je suis sûr de le gagner, et j'en prends l'engagement." Guy va ensuite étrangement calmer le jeu:"Si vous avez la même rigueur sur le dossier-là, il est mal parti Saddam."
Puis, conciliant :"Franchement vous auriez pu m'en parler avant, vous auriez évité de passer pour un con." Procédure en cours. Et un ennemi, un.
10. POUR UN JUSTICIER INTELLECTUEL PROCHE DU PEUPLE TU PASSERAS
Le créneau de Gros Guy, c’est le raffinement culturel qui jette un œil inquiet sur les dérives de la télé moderne. Tout en restant proche du peuple. "Je dors avec la Starac, parce que j'aime beaucoup ça, 22 heures sur 24." (ONPP)
La Ferme célébrités ? « Je le regarde 22 heures sur 24. » Pour Daniel Schneidermann, l’homme qui cherche des poux dans la tête des poux, il y a débat :« Peut-on critiquer La ferme sans au total faire le jeu de La ferme ? » (Arrêt sur images)
On laisse la question en suspens. TF1 ET Carlier font du beurre avec La Ferme.
Comme un député socialiste devenu millionnaire, Guy rassure son électorat en évitant les signes extérieurs de richesse: « Je resterai pour toujours le mec qui jouait au foot dans les terrains vagues à Argenteuil où j’habite toujours, d’ailleurs. » (www.nouvelobs.com)
Même s’il a de quoi se payer « un appart dans le VIIIème à Paris ». Animateurs, chroniqueurs, squattez tous à Argenteuil, le label Rouge de la non trahison du peuple !
Mais Guy est surtout bien pensant. Il défend la veuve et l’orphelin contemporains que sont les femmes et les Noirs, contre les machos et les racistes : « Mouss Diouf c’est comme Vincent, c’est un quota insupportable. » Alors que Mouss est venu prendre son chèque, comme tout le monde, noir ou blanc, homme ou femme, pédé ou hétéro, gros ou mince. (Arrêt sur images)
Chevalier, le pote de Laspallès, à cause d’une vanne misogyne (« Francis Blanche a une fille, elle s’appelle Berthe, Berthe Blanche... ») sera condamné à mort médiatique par notre chevalier blanc : « i[Je pense qu’il aurait pu frapper Joëlle [Goron], c’était terrifiant, il y avait des lueurs de meurtre dans les yeux de ce type…A Joëlle et à toutes les femmes qui ont été insultées hier par des gros cons…]i » Gros cons, Chevalier et Laspallès, pour UN jeu de mots ?