Le printemps des poètes
Notre forum est vraiment pitoyable. Heureusement, les connexions augmentent (614 lecteurs différents le 12 mars). Et puis, il y a des signes encourageants : le poème du Chouan a déjà été lu par 1273 personnes, le 9 mars 2004 à 15h22. Ce qui est rare sur le net, où l’on a droit aux sites cucul sponsorisés par la fausse artiste du quartier (« <i>les boudins de la contre-culture]i », comme les appelle joliment James Ellroy), ou aux blogs ennuyeux des jeunes filles qui veulent violer le monde. Rien ou si peu entre le pseudo violent et le cucul. Aujourd’hui commence la semaine de la Poésie, ou une connerie dans le genre. Comme toujours, seront célébrés les faux poètes, qui mangent bien, boivent bien, et dorment correctement, leurs revenus étant assurés par la communauté, papamaman, ou un héritage quelconque. Les vrais poètes, eux, souvent, ne le savent pas ! Ils ont du vécu, de l’imagination, et parfois, par bonheur, une de ces insultes à la vie se met à écrire. Et là, ça devient intéressant, balayant d’un coup toute la poésie officielle. A l’Organe, on lance un appel aux poètes en colère, pas les couillons qui chantent les petits oiseaux ou les jeunes filles en fleur. Aujourd’hui, on sait que les moineaux sont les descendants des terribles raptors, tandis que les jeunes filles ne rêvent que de Starac et de fric facile. Envoyez vos dons en mots sur notre forum pourri, ça changera des messages débiles.
L’industrie du disque
Cette bande de voleurs, qui pille depuis 40 ans l’argent de poche des ados en mettant en musique leurs émotions, se retrouve aujourd’hui volée par la masse anonyme des pirates amateurs du net. Moins 15% de bénefs l’année dernière pour Universal. Juste retour des choses. Malgré la fin de Kazaa, plombée par un pool d’avocats US, que nous pronostiquions en 2003, il reste encore de quoi enculer l’industrie du disque sur le net. Cette bande d’ordures ne paiera jamais assez ce double vol : des artistes, d’abord, demandez à Lio, qui s’est fait entuber jusqu’au trognon, et du public, avec des CD vendus 20€, alors que les vinyles en valaient la moitié. Le professeur Choron disait d’Hara Kiri : « <i>Si vous pouvez pas l’acheter, volez-le !]i ». Pareil pour la musique. Et ne vous inquiétez pas pour les papis du rock, Stones et autres Phil Collins, ils ont de quoi racheter la dette du Togo. La fortune de Mick Jagger et de ses potes croulants est estimée à 1,5 milliard d’euros. Un livre vient de sortir qui nous raconte l’épopée Universal : « <i>Ils ont changé ma chanson]i » de Corinne Rousset. On y découvre des choses intéressantes. En gros, les incompétents qui sont en train de détruire l’industrie du disque n’ont retenu du slogan « <i>sexe, drogue et rock&roll]i » que « <i>drogue]i ».
La mise à l’écart de Dieudonné pour UNE vanne sur les Juifs
Qu’on soit antisémite ou pas, pro ou anti-Dieudo, il faut bien se rendre à l’évidence : les adversaire du négro en colère lui ont fait une pub d’enfer. Dans l’Express nouvelle formule de début 2004, on apprenait ainsi que Dieudonné était à la fois un crétin irresponsable et un vrai malin. Super enquête. Nous, à l’Organe, on aime les fouteurs de merde, parce que ce sont des pointes de lucidité dans le ventre mou du consensus national pétri par les dominants. Et l’unanimité de tous les médias aux ordres (de qui ?) nous étonne moyennement. Pitoyables moutons, chiens de garde, rats sous-informés, blaireaux pavloviens, tout le monde y a été de son coup de pompe sur un mec à terre, en plus l’un des Français les plus rigolos. Parce que c’est pas Jamel ou Bedos qui vont nous faire rire aujourd’hui. Enfin, le rire devient politique. L’Organe a de beaux jours devant lui…
Le CSA déménage pour cause de désamiantage de ses locaux
L’institution la plus inutile depuis le Club des Goûteurs de Reblochon de la rue Blanche à Bagnolet est d’une discrétion absolue sur son fonctionnement. Nous avions déjà parlé de son budget et du salaire de ses cadres (à ce niveau de rémunération, même la standardiste peut être considérée comme cadre), grassement payés pour distribuer des bons et mauvais points à une télé qui s’en contrefout. Une recommandation, une amende de quelques euros sur un budget d’émission de 500 000€, c’est tout simplement grotesque. De plus, si vous cherchez à joindre un de ces cadres importantissimes, vous pouvez mourir dans le labyrinthe des renvois téléphoniques. A la fin, quand on vous passe de mauvaise grâce la bonne personne, elle est toujours en réunion ou colloque. Ou vacances. Le CSA c’est opaque, c’est cher, c’est insultant pour le contribuable, et c’est ridicule. Voilà 37 millions d’euros qui seraient mieux employés à aider les mères seules avec enfants larguées par de pauvres types rendus alcooliques par la soumission sociale et le manque de perspectives. On n’est pas sortis de l’auberge.
Le nouveau journal télévisé de France2
Adios Mazerolle et Pujadas, bonjour Arlette Chabot, on allait voir ce qu’on allait voir. Tu parles, l’info du service public est toujours aussi conne, aussi conne que celle de Tf1. Il n’y a pas d’autre mot. Tout le monde l’a écrit, on ne va pas se joindre aux pleureuses. On notera juste qu’après les grandes campagnes anti-alcool pour diminuer le nombre de morts sur les routes, les JT se sont jetés sur la colère des viticulteurs, parce que les Français boivent moins. Le lobbying efficace des grands pinardiers nous enjoignait à continuer à picoler, nous défoncer la gueule, parce que ça rapporte trop. Et tant pis si les gens en crèvent, sur la route ou ailleurs, tant pis si on ne peut pas s’asseoir dans un bus ou une rame de métro sans renifler une haleine d’alcoolo. Céline avait raison, la France est un pays détruit par l’alcool, au même titre que les Indiens, ou les peuples sibériens qui ont rencontré la vodka, laissant aux hiérarques du Kremlin le soin de gérer leur pétrole. A chaque fois qu’on fait boire un peuple, c’est pour lui faire les poches. Si les Français ne se pétaient pas autant la ruche, il y a longtemps qu’ils auraient balayé leurs maîtres.
Les juifs hurlent à l’antisémitisme… histoire de réveiller la Bête Immonde ?
La question du mois : peut-on dire merde à un Juif sans être antisémite ?
Hurler à la bête immonde risque-t-elle de la réveiller ? Le but ne serait-il pas de la réveiller, justement ? Quand on voit que la chanteuse Shirel a bénéficié de la visite et des excuses de 3 ministres de la République après s’être fait insulter pendant le concert minable des pièces jaunes de Bernadette, on se demande si on ne rêve pas. Si encore c’était Einstein, toujours vivant, travaillant pour le CNRS, qui s’était fait tirer les cheveux par des skinheads au métro Nationale, on comprendrait. Mais une chanteuse de merde ? Au lieu de la traiter de « <i>sale juive]i », ces imbéciles auraient dû la traiter de « <i>chanteuse de merde]i », ça aurait été plus simple.
L’accusation d’antisémitisme est une arme qu’il ne faut pas trop utiliser. Pour demain, répondez à la question suivante : peut-on être antisémite sans dire merde à un juif ?
Le poème du mois : Paella géante à Madrid !
« Nous sommes tous américains
Nous sommes tous madrilènes
Nous sommes tous des jeunes filles belges
Nous sommes tous morts »
Après la pétition de l’intelligence, la pétitions des gros cons vulgaires : déjà 8 signatures !
<sum> Momo, aide-charcutier à Romorantin
<sum> Vulvina, hardeuse amateur à Montpellier
<sum> Bogdan, laveur de carreaux sur les boulevards extérieurs
<sum> Riton, peintre en bâtiment à Argenteuil
<sum> Pascal, chef de rang à Vannes
<sum> Moktar, dealer à la cité des Indes à Sartrouville
<sum> Camilla, femme au foyer à Voiron
<sum> Jef, manutentionnaire à Aubervilliers