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FORUM & CHAT: malades mentaux, cas sociaux, nazis, cannibales, coprophages et serial-killers se retrouvent sur L'Organe !
Hollande et Royal ne se marient plus !
Ils nous avaient promis un mariage d'amour sous les cocotiers durant la présidentielle, mais il semble que ce beau projet tombe aujourd'hui à l'eau. Les raisons leurs appartiennent mais il se murmure et se raconte (dans un livre notamment) que l'intérêt que porte le premier secrétaire du PS à une journaliste depuis de nombreux mois n'est pas étranger à ce douloureux renoncement... et à la candidature de Ségolène à la présidence de la république.
Noah et Debbouze toujours en France !
En dépit de l'élection de Sarkozy à la présidence de la république, Yannick Noah et Jamel Debbouze n'ont à ce jour toujours pas quitté la France malgré leurs engagements main sur le coeur sur différentes plateaux télé. Il est vrai que le déménagement d'un millionnaire, fut-il de gauche, prend toujours du temps !
Emeutes des RG à la gare du Nord!
200 fonctionnaires des RG ont organisé avant-hier une simulation d’émeutes face à plusieurs compagnies de CRS, déplacées pour l’occasion. Le prétexte, bien réel celui-là, a été le franchissement par un individu noir, d’identité douteuse, d’un portillon payant de la RATP. Aussitôt, les fonctionnaires des RG déguisés en casseurs noirs et arabes ont sauté sur l’occasion et jailli de tous les coins de la gare. Heureusement, les (vrais) CRS veillaient. Les journalistes aussi. Les CRS, au cas où les journalistes-policiers du Parisien ou du Monde ne se seraient pas déplacés pour une simple simulation, possédaient heureusement leurs propres caméras, dont les K7 furent aussitôt envoyées dans les rédactions, afin de faire monter la cote de Sarkozy, dont tout le monde commence à douter de l’honnêteté. Le candidat des élites et des patrons, pourtant poussé par la plus formidable machine de propagande jamais réunie en France, a du souci à se faire. Le Pen le talonne, et Ségolène n’est toujours pas au tapis, malgré la fabrication de la candidature Bayrou. Ce dernier, qui n’a ni programme ni intentions d’être élu, n’a même pas de quoi composer un cabinet ministériel.
Le coût total de la simulation pourrait avoisiner les 4 millions d’euros. Mais devrait faire grimper Sarkozy de 0,0007 point dans les sondages, d’après un mini sondage des RG sur le lieu de la simulation. Sondage recueilli auprès de 12 témoins du Syndicat Alliance.
Quand Ségolène Royal-la-modeste échangeait une Velsatis contre deux Espaces!
Ségolène Royal ne manque pas d'air quand elle affirme que sa première mesure, à son arrivée à la tête de la région Poitou-Charente, a été de supprimer la Velsatis utilisée par Raffarin. La réalité, selon l'ancien Premier ministre, est que la Velsatis a été remisée dans un garage alors que les traites du leasing continuaient à courir... et que la nouvelle présidente de la région a aussitôt fait acheter comptant deux véhicules, dont une Renault Espace toutes options. Une démonstration toute royaliste de l'Etat modeste selon Ségolène 1ère...
Les interviews participatives de Ségolène Royal
Après les débats participatifs, Ségolène Royal invente les interviews participatives. Elle est la seule personnalité politique française à exiger de pouvoir relire et corriger ses interviews avant parution dans la presse: aucune interview du Danube de la pensée poitevine ne peut ainsi être publiée avant d'avoir été contrôlée et validée par la candidate et son staff, afin d'éliminer les nombreuses bourditudes qui émaillent ses entretiens avec les journalistes. Une coutume régalienne à laquelle nos confrères de la presse papier ont jusqu'à présent l'élégance de se plier, mais qui les agace d'autant plus que la candidate du PS est la seule à faire l'objet d'un tel traitement de faveur...
Yasser Arafat, Jean-Paul 2 et Saddam Hussein toujours morts !
Aujourd'hui, à l'heure où l'on écrit ces lignes et selon les informations dont on dispose, il semblerait que Yasser Arafat, Jean-Paul 2 et Saddam Hussein soient toujours bien décédés.
Raffarin fait l'éloge du professeur Choron
«L'humour vient de souffrir ces derniers jours», a déclaré lundi le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin lors de la présentation de ses voeux à la presse, suite à la mort du Pr Choron. Nous, on aurait préféré que Jean-Pierre use de ses superpouvoirs contre ceux qui ont ruiné Georges Bernier.
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L’ECOLE EST FINIE
Ecole publique (93)
Voilà des années qu’en France on débat du niveau scolaire :
les enfants sont-ils plus cons qu’avant ?
La violence sociale se transforme-t-elle en violence interindividuelle ?
Est-il normal d’étrangler son prof de français pour une sale note ?
Faire tourner la vidéo du gang bang sur la seule Blanche de 11 ans première de la classe mène-t-il à de brillantes études de cinéma à la fac de Saint-Denis ?
Sarko a-t-il raison de supprimer 20 000 postes de profs qui de toute façon ne voteront pas pour lui ? Les enfants sont-ils des anges ou des nazis ?
Faut-il punir ou raser les murs ?
Les profs font-ils grève parce que ce sont des branlos qui se la coulent douce avec plein de crédits sur 50 ans alors que nous dans le privé on en chie ?
La méthode globale est-elle une fabrique de crétins ?
Brighelli est-il un fasciste ?
L’université française sera-t-elle encore longtemps la risée des Grandes Ecoles ?
Toutes les questions que vous vous posez, en tant que parents, lycéens, étudiants, pédophiles ou observateurs, nous allons y répondre. Les moutons de Panurge intoxiqués de propagande vont pousser des cris, de plus vicelards nous dénoncer à l’Education Nationale, une minorité applaudir, un gros bataillon d’Organautes tout simplement cliquer sur « Les gros seins du showbiz » (à venir).
Voici.
LE DEBAT SCOLAIRE POUR LES NULS
Scolari te salutantes.
Avant, il y a des siècles, les enfants des pauvres étaient destinés à rester pauvres. C’était simple. Papa mourait à 30 ans, maman se faisait courser dans les champs par le Seigneur, si elle avait conservé un peu de sex-appeal après 19 grossesses en 15 ans. Fourrée par le Maître, battue par son mari, elle essayait d’élever ses petits comme une guenon ses macaques.
En général, les pauvres cons fabriquaient de pauvres cons.
Parfois, un dernier de portée, plus sensible que ses frères et sœurs, qui lui tapaient sur la gueule, un peu plus frêle donc, savait miraculeusement écrire ou dessiner.
Abstraire.
On l’envoyait chez les moines, qui le formaient. C’est-à-dire l’enculaient à profusion, tout en lui apprenant à lire, écrire, et compter, entre deux prises. Comme ces petits cochons de moines bouddhistes aujourd’hui. On peut dire que les Chinois luttent contre la pédophilie.
Toujours est-il qu’il faudra attendre la fin du XIXème siècle pour voir apparaître un semblant d’égalitarisme dans le traitement scolaire des enfants.
La révolution industrielle est passée par là : il y a un travail de masse, des migrations intérieure et extérieure de masse (paysans vers les faubourgs des grandes villes, polaks et ritals vers les mines du Nord et de l’Est), une réaction de masse (grève, communisme, Commune, déportation), bref, le siècle des masses est là, avec la mort de masse (1914, 1940), et sa connerie de masse (Hollywood, TF1).
Le Zola du XXième siècle.
Grâce à Jules Ferry, et à la laïcité, on lâche un peu l’église et la France envoie presque tous ses mômes à l’école républicaine. Chaque village avait son église, il aura désormais son école. L’instituteur dépasse le curé, il devient important, comme le montre l’historien Pagnol dans ses histoires à la congue.
L’intello s’extrait du peuple, pas encore un grand penseur, mais on commence à se servir de son cortex.
On découvre que les enfants du peuple ne sont pas tous des débiles ou des délinquants.
Papa boit, certes, mais c’est à cause de l’usine, maman fait quelques extras pour payer les pommes de terre, comme dans Zola, le scénariste qui attend toujours les droits d’exploitation de Claude Berri.
Les bourgeois, eux, ont leurs institutions, qui les préparent à rester des Dominants de pères en fils. Si le fils est trop con, comme souvent quand papa a bâti de grandes choses (par exemple Dassault), on l’envoie faire de l’Art, un truc de dégénéré, ou alors on lui refile une usine contrôlée par un gestionnaire. Le management apparaît à cette époque, l’aristocratie industrielle, assise sur ses valeurs et son passé glorieux, n’étant pas capable d’appréhender les changements venus du monde et de l’Amérique. Mais restons en France.
LA VRAIE MESURE DE LA DEMOCRATIE
En 1900, l'école républicaine est raciste. Elle ne tolère pas les Noirs.
L’école française forme alors, à partir des gosses de paysans, des fonctionnaires et des techniciens, comme le chante Jean Ferrat dans La Montagne. Un ouvrier, s’il ne fait pas trop de petits à sa femelle, peut faire monter le moins abruti en grade. Ainsi, il sera fier d’en faire un ingénieur, qui ne se cassera pas le cul et le dos comme lui sur la machine, ou la pioche.
L’ascenseur social fonctionne. De mieux en mieux. Bien sûr, il reste toujours des simplets pour faire les bons esclaves soumis, mais l’instruction commence à faire des ravages. La gauche se nourrit, comme aujourd’hui au Maghreb, des diplômés ou des instruits insatisfaits.
De nouvelles forces jaillissent dans la société, qu’elles déséquilibrent.
La politique n’est plus réservée à quelques uns.
Communards fusillés, mais sans Jimmy Somerville.
Le gauchisme est considéré comme un phénomène violent. Les riches ont peur. Il n’y a pas de politique à l’école, mais le savoir et sa diffusion sont déjà politique(s). La gauche gagne les élections démocratiques de 1936, première mondiale. La France est un modèle pour tous les sans grade. Bon, la guerre, cet ajustement délicat, arrive, avec ses 50 mégamorts, mais après, c’est le boum économique. On danse sur les cadavres !
Qu’est-ce que les enfants apprennent à l’école en 1950 ? Ce que les moines enseignaient à leurs moinillons en 1750: lire, écrire, compter, la géographie, l’histoire (les rois et leurs exploits), le respect, la hiérarchie, à ceci près que bye bye Jésus et bonjour la République. On parle d'école publique, ok.
Le peuple possède 2 siècles de retard sur l’élite.
Elle se laisse une sécurité de 200 ans pour conserver son avantage. C’est de bonne guerre. Parce qu’il s’agit d’une guerre. La démocratie se mesure précisément là : dans la différence entre l’enseignement de qualité et l’enseignement général.
Grosse différence, petite démocratie. Petite différence, grande démocratie.
OU EN EST CETTE DIFFERENCE AUJOURD’HUI ?
Enseignant de l'école publique (XXIème siècle, France)
L’enseignement de qualité, comme celui dispensé par les Jésuites, les écoles privées de Saint-Germain, Versailles ou Pontoise (les Organautes provinciaux complèteront, on parle de ce qu’on connaît), apprend aux enfants privilégiés de la Dominance à conserver cette avance : langues étrangères, culture littéraire poussée, histoire religieuse, niveau d’abstraction élevé (maths, physique), latin, grec.
Du lourd. Le genre de truc qui mène tout droit dans la gueule des Grands Corps (Attali est sorti major de l’X à 20ans). Pour les glands, HEC. Pour les superglands, l’EM Lyon ou, pire, Sciences Po. Larchouma.
En face, l’enseignement public est symbolisé par Grand Corps Malade, douloureuse traduction du niveau de culture générale actuelle. C’est une donnée statistique dure. On en pense ce qu’on voudra.
Dans leur coin, les Dominants rigolent.
Patrick Le Lay, à qui l’on doit la télé-réalité à grande échelle, est un authentique amateur d’opéra…
Tant que les dominés vénèreront un abruti, la Dominance pourra continuer à les exploiter jusqu’à l’os. N’oubliez pas que c’est la Dominance qui « produit » Grand Corps Malade.
L’abrutimètre.
Comme par hasard !
Anatole France, Grand Esprit Libre, ancêtre de Grand Corps Malade.
Pour ceux qui ont accès à la Culture, la vraie, l’Histoire, la Préhistoire, la Géologie, la Chimie, l’Astronomie (pas celle des deux freaks échappés du cirque Bogdanov hein), la Littérature (Renard, France, Céline, pas angot, darrieussecq ou lévy, ces insultes à l'intelligence), la Spiritualité, la Mathématique, la Poésie, ces sciences des Structures, la baisse observée du niveau général actuel est plus que tangible.
Si l’on se place dans le comparable, ce qui est difficile.
Comme si en élargissant la connaissance on en diminuait fatalement la qualité. L’histoire de la confiote et de la tartine.
Interro : calculez la corrélation entre la Généralisation de la connaissance et sa Qualité, pondérée par la Peur de la dominance (limiter la qualité pour la masse des pauvres cons).
SOLUTION : G = 1/(Q-P)
Cette année, les profs sont super cool.
Pour les pauvres : G tend vers l’infini, car Q-P tend vers 0. La peur du dominant limite toute qualité d’enseignement. Mais l’enseignement est généralisé, massique, démocratisé à mort.
Pour les riches : G tend vers 0, Q vers l’infini et P vers 0.
L’enseignement de grande qualité est réservé à une élite, qui a accès aux meilleurs morceaux de connaissance.
Parfois, il s’agit même d’un effondrement. Mai 68 est passé par là, diront les psychorigides de droite. En fait, la révolution douce (et consumériste) ne fera qu’entériner un mouvement de fond : le prof ne peut plus foutre des taloches aux élèves, et leur parler comme à des esclaves. A l'instar de son autorité, son savoir, qui était figé, devient mouvant, discutable : on le remet en question, et il change lui-même très vite (Informatique, Histoire, Politique).
Adieu certitudes, bonjour angoisse.
Photo raciste (été 2008)
Cependant, trois phénomènes viennent renforcer cet effet malheureux (pas pour tous, évidemment).
1. le chômage de masse et la pression à la baisse sur les salaires, donc sur la qualification, et donc en remontant en amont sur la formation des enfants, un calcul socialement dangereux du MEDEF et de la Dominance
2. le choc culturel de l’immigration nord-africaine qui ne comprend pas nos codes culturels (catholicisme et/ou communisme social, valorisation du collectif, primat de l’enfant) et n’éduque pas ses enfants en vue d’une intégration atrocement racistemais somme toute normale (refus de la francisation des prénoms, langue non pas enrichie mais massacrée, réflexe de rejet, violence)
3. le déplacement de l’enseignement vers le numérique dû à l’explosion du Net, avec mille fois plus d’impact que la comète Télé, qui n’aura pas trop déformé l’école
Le problème de l’école aujourd’hui, c’est internet.
Le Bac Starac fait le plein.
Le conflit non déclaré entre l’école et la télé depuis la fin des années 60 (la télé devait devenir ce prof de masse parfait) est désormais enterré.
Bien sûr, entre temps, la télé aura fait du mal à l’école : le prof, qui disposait depuis 1905 et avant 1970 d’un prestige intellectuel et social a été ridiculisé par l’animateur télé. Plus riche, plus cool, plus branché, plus marrant, plus jeune, plus beau, plus sexy, ce dernier fera comme les boulets à Waterloo des ravages dans les rangs des barbudos ringardos (voir le camembert PS à l'Assemblée en 1981).
Les enfants, qui en maternelle voulaient tous devenir instits, veulent aujourd’hui devenir des stars, dont le modèle a été fabriqué puis imposé par la télé. La star gagne plein de fric en chantant des conneries abominables, son ego est super gratifié, elle jouit de l’instant, alors que le prof nous emmerde avec ses « évaluations » qu’on comprend que dalle et surtout cette récompense fictive à long terme. Structure chrétienne.
Le Royaume des Cieux.
Sang, sueur et larmes…
Le Christ et Churchill, casse-couilles de première.
Bosser aujourd’hui, jouir demain.
Evidemment, le môme, qui est par définition un branlocrétin, entre le jouirmaintenant et le enchierpendantdesannées, n'hésite pas une demi-seconde.
Adieu, monsieur le président, nous ne vous oublierons jamais (choeur de voix corses).
On voulait il y a 3 ans mettre en ligne un papier sur le conflit Télé/Ecole, il s’est effondré de lui-même. Pour que l’école survive, il faudra qu’elle aille plus vite et plus fort que le net. Ou qu'elle organise les savoirs numérisés autrement. Bon courage, old school. Le net, ce prof mondial parfait, répond à toutes nos questions (wiki), nos besoins (l’Orgsex), nos angoisses informationnelles (l’Organe).
J’ai envie de revoir Shot Down In Flames d’AC/DC en 79 à Paris ? Pof, c’est fait.
Relire Mein Kampf que les retardataires d’une guerre se demandent si c’est bien de le rééditer ? Pof, c’est fait.
Et en hébreu si je veux.
Ma femme ne me satisfait pas ? Y a toujours une vidéo de boule gratosse qui traînaille.
Une thèse scientifique sur la fin des requins en méditerranée pour 5 euros ? Pof.
Les plans pour fabriquer une bombe et tuer le président ? Pof.
L’ECOLE N’APPREND PAS A TUER LE PRESIDENT
Internet surgit vers la fin du XXème siècle.
Le net, mortel pour l’école.
En une seconde, mes besoins primaires sont satisfaits. Ma curiosité de malade sexuel, ou mental. Tiens, des Tchétchènes égorgent des soldats russes. Un clip de 10 minutes de barbarie, tandis que le paternaliste 20 Heures se demande encore en tortillant du tobozo s’il va nous montrer, à nous enfants qui regardent, le gros plan d’un cadavre birman dans l’eau…
On nage dans la schizophrénie, et la concurrence déloyale.
Les Hautes Autorités Morales,validées et rémunérées par la Dominance, pondent des rapports d’un autre âge sur les questions « éthiques »…
Pendant que les gens s'entredéchiquètent sous la pression du Grand Kapital, ces imbéciles (CCNE, CSA) dissertent de dignité... Gross rigolade !
Le seul regret, c’est qu’ils font ça avec notre fric.
Gross grimace.
La blonde, c'est l'Ecole. La bête, c'est la Télé. Faut tout leur expliquer.
Bouygues va se débarrasser de TF1. M6 coule lentement. La Machine à Décérébrer est condamnée à terme, et ça, c’est pas un mal, gangrenée qu’elle est par les salauds & les médiocres. Qu’elle crève. Ecole 1 télé 0. Mais l'école peut dire merci à internet. Comme dans King Kong, où la blonde planquée dans le rondin échappe au reptile prédateur… qui se fait croquer par un énorme T-Rex !
Progrès… ou danger supérieur ?
Le progrès EST un danger supérieur!
L’accès à une complexité nouvelle.
Atome/Bombe H, bla bla bla.
Et les enfants, dans tout ça ?
Il va falloir réussir à leur expliquer que l’effort et la prise de tête peuvent avoir, parfois, à longue échéance (prévoir de leur expliquer le concept d’échéance), dans le meilleur des cas, un certain intérêt. Autant dire que c’est pas gagné, en ces temps de speed culture, où la fibre optique nous bascule vers les méga hauts débits.
La société qui touche le plus sa bille dans le câblage sous-marin est française. Cocorico! on n’est pas si nuls que ça.
"Les caisses sont vides", nous chantent en chœur ces deux xxxx de xxxx de Sarko et Fillon.
Leur tête aussi, visiblement.
C'est jamais l'imagination qui les étouffera, ces abrutis reptiliens.
L’école, c’est comme l’éducation des enfants à la maison. T’as toujours deux options.
Ces mauvais garçons ont mal travaillé à l'école.
Option 1 : papa et maman sont cool, on fait l'amour devant les mômes, on bouffe de la junk food, n’importe quand n’importe où, la télé est allumée sur TF1, tes devoirs on s’en tamponne, tu pionces quand tu veux, compte pas sur nous pour t’engueuler, t’en fais pas pour demain, plus tard tu gagneras au Loto ou à la Starac.
Option 2 : tu vas faire tes devoirs, te brosser les dents, dire bonjour à ton prof, même s’il t’enseigne la méthode globale, aller au catéchisme, écouter les leçons des grands, te casser un peu les fesses maintenant pour moins transpirer plus tard…
L’option 2 produit des enfants plus structurés, mais est coûteuse en énergie. Les familles africaines d’Aubervilliers qui refoulent leurs chiards en tongues dans la rue l’hiver avec pour seul repas les gâteaux empruntés au Franprix (le « vol pour cause de faim » sera bientôt autorisé, vous verrez), n’investissent pas dans leurs enfants. Ils ne sont pas porteurs d’avenir, juste du présent, et de ses errances.
Avec de tels non-principes (nous sommes dans la caricature, n'est-ce pas, pour la démonstration), ce sont des classes entières qui s'enfoncent dans le non-effort, malgré ceux des profs. Quand ces derniers n’enfument pas les parents avec la pseudo méthode mixte, qui allierait globale & syllabique…
NOS ENFANTS SONT TOUS DES BOUGNOULES
Ah ah ah, quel con, pendant qu'on s'éclate à consommer, il construit une maison!
Résumé : la méthode globale, qui n’a paradoxalement rien d’une méthode, consiste à flasher des mots, ou syllabes : elle fait donc apprendre rapidement quelques mots. L’autre méthode, plus difficile au départ, est lente à montrer ses résultats. Mais ils sont sûrs. C’est l’éternelle histoire des trois petits cochons. Ceux qui construisent en dur, on se fout toujours de leur gueule. Au départ.
Rappelons que pour les profs de primaire, là où tout se joue, la méthode syllabique est dévoreuse d'énergie : le conflit avec les élèves est programmé. Avec la Globale, point de résistance… enseignement cool… pacifisme à la 36... c’est la soft panade !
Aujourd’hui, la maternelle est un prolongement de la crèche, une garderie où, éventuellement, accidentellement, on apprend deux ou trois trucs. Les parents vigilants, parfois paniqués, ont vite fait d’acheter la méthode Boscher, succès de librairie parallèle, celle-là même justement que les Dominants n’ont jamais abandonnée.
Ben tiens.
Ces petits rabzas savent juste lire, écrire et compter.
Brighelli a écrit dans l’un de ses 150 pamphlets démammoutheurs que la méthode globale avait été inventée par les autorités françaises en Algérie. Un digest suffisant pour apprendre aux petits Algériens à légèrement s’élever intellectuellement, mais pas trop.
C’était déjà l’Ecole pour les Nuls. Enseigner suffisamment pour ne pas avoir de dangereux crétins à administrer, mais pas trop pour ne pas se retrouver avec des hordes de révolutionnaires cultivés et revendicatifs.
Aujourd’hui, entre la méthode globale pratiquement pas abandonnée en primaire, malgré la directive Darcos, et Grand Corps Malade au Bac de Français, parents et enfants devraient se poser la question du politique : qui a intérêt à entretenir notre ignorance ?
GRAND CORPS MALADE CONTRE POLYTECHNIQUE
Cette famille moyenne résiste à la médiocrité programmée.
Au début du match amical France/Paraguay censé préparer la cata de l'Euro 2008, TF1 nous inflige le clip du Poliotechnique, le simplet inconscient des enjeux politiques.
Grand Corps Malade sur TF1, plus qu’un symbole. Le signe de la fin. Le système qui s’effondre sur lui-même. Autocannibalisation…
Conclusion ? Tout est politique, et la résistance à cette politique programmée d’abrutissement (à travers la télé ET l’école) ne viendra pas des autorités (dirigeants, inspecteurs d’Académie). Elle viendra des individus et des familles. Aujourd’hui, la véritable école est buissonnière : on n’y apprend plus l’essentiel.
C’est dans la clandestinité encore inviolée (pour combien de temps ?) des familles qu’on peut (re)structurer les enfants, contre le courant général. La société occidentale étant dangereusement masochiste.
La programmation est souvent foireuse. C'est notre salut.
Alors, les enfants sont-ils plus cons aujourd’hui qu'hier ?
L’ado de 12 ans en 2008 dispose d’une palette incroyable d’informations. Il est mille fois plus au jus que le plouc du XIXème siècle soumis à sainte la trinité papa-patron-cureton, mais aussi beaucoup plus malléable, influençable, instrumentalisable (fascination pour l'écran, cette réduction contrôlable de réalité).
Les stratégies médiapolitiques sont surpuissantes.
Plus éloigné de la survie, il est moins lucide, malgré son immersion dans la complexité moderne: familles éclatées, sexe en pleine poire, violence sociale, attraction consumériste, multiplication des média...
Le petit plouc du XXIème siècle est traversé d'ondes informationnelles perturbantes et confusantes.
Comme quoi la lucidité n’est pas fonction croissante de l’information.
Les deux enfants (des XIXème et XXIème siècles) ne sont pas comparables, en théorie et en pratique. L’école, en revanche, est devenue un terrain d’enjeux politiques.
On y apprend la soumission, le « programme » est établi en ce sens, les enfants sont « programmés », à la française... mais si mal… que ça en devient contre-productif!
Et si les défauts de l'école étaient notre chance?
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