Ma fille de 6 ans, qui revient d’un cours de musique de 20 minutes dirigé par un faux artiste qui méprise les parents de ses élèves (forcément des beaufs), regarde ça, et elle trouve ça normal.
Il faudra que je pense un jour à lui mettre un pain dans la gueule, au faux artiste.
Dans ce petit tableau naturaliste, on voit bien que la Nation française a explosé.
Fracture entre le public et le privé, une fracture entretenue par une majorité de médias complaisants avec leur maquereau de MEDEF, fracture entre les blancs et les colorés, entretenue par les ultras de chaque camp, fracture entre les jeunes et les vieux, qui ne se comprennent définitivement plus, fracture entre hommes et femmes, qui tient à la montée de la connerie religieuse, si l’on peut oser ce pléonasme, fracture intellectuelle, entre ceux qui peuvent penser et ceux qui ne pensent pas, et surtout, la fracture du fric, entre riches et pauvres, plus grande que jamais.
La porte qui donne sur le quai est dégueulasse, on se croirait dans la pissotière de Saint Lazare, parfumée à l’urine et peuplée de pervers.
Le cadre est immonde, la gare le train les gens tout ça fonctionne encore ensemble, mais c’est branlant, on sent que ça vire tiers-monde, trop de pauvreté, de peur, de mépris, d’incompréhension.
Le train arrive, personne ne tient la lourde porte à la petite fille de 6 ans.
Ah, si, le vieux balayeur arabe.
Un geste de service public.
Et il sourit !
Bienvenue en France.
Pour moi, il est temps de changer de pays.