Aujourd'hui, en l'état de propagation du fléau,
et vu le nombre de personnes atteintes, il est plus que temps de s'inquiéter.
Aux avant postes de l'observation de l'épidémie,
L'Organe révèle ce qu'il faut savoir de cette nouvelle
maladie étrange et incompréhensible.
Définition : la grippe mitterrandière consiste en une
idôlatrie
aussi inexplicable que démonstrative envers un ancien président
de la république
que tout le monde croyait tombé dans l'oubli.
Apparition et périodicité du virus : chaque année aux
alentours du 8 janvier, avec de toute évidence une virulence particulière
en cette année 2006.
Victimes constatées : la grippe mitterrandière semble pouvoir
frapper n'importe qui. Simple citoyen, star des médias, politicien
vedette, personne n'est à l'abri.
Les spécialistes notent toutefois une certaine prédominance
du virus dans les catégories socio-professionnelles suivantes :
- personnes issues des couches aisées de la société (dites « bobos »).
- personnalités issues des divers secteurs du showbiz (dites « pipole »)
- gens de médias (dits « journalistes »).
Les médecins signalent aussi que certaines personnes autrefois farouchement
opposées à l'ancien président peuvent également être
foudroyées par la maladie. Ce fait, surtout, parfaitement inexplicable
en l'état des connaissances, laisse la science perplexe.
Symptomes et modes de dissémination : la grippe mitterrandière
se traduit par des discours tontonôlâtres enflammés, des
témoignages navrants et des flagorneries lamentables ayant pour objet
la vie, l'œuvre et la personnalité de François Mitterrand, et pour but la
glorification éhontée d'icelui. Réduites à l'état de
pantins, on constate que les malheureuses victimes, oublieuses de toute pudeur,
se répandent à longueur
d'articles et devant tous micros en de grotesques
et intarissables logorrhées qui, non contentes de repousser
les limites du ridicule, révèlent l'étendue de leur délabrement
mental.