Malgré tout, malgré le mépris que devrait nous inspirer le destin tragique de ces quadrupèdes qui marchent sur deux pattes, on ne peut donner raison à ceux qui les bouyavent.
Au fond, ça nous fait un peu mal au ventre, car ce sont nos frères, entubés de la naissance à la mort, intoxiqués dans les familles et à l’école, puis au travail et dans les média, qui courent à la chambre à gaz en chantant.
On pourrait devenir cynique, comme chez Endemol, TF1, ou au ministère de la Culture, et se dire « boh, que le darwinisme accomplisse son œuvre cruelle », mais un fond d’humanité nous empêche d’applaudir au massacre. Et puis, surtout, c’est chiant de vivre au milieu d’anthropoïdes promis à la boucherie. Tu parles d’un voisinage, t’as l’impression d’être dans Matrix.
Le pire, comme toujours, c’est quand tu évoques la situation : ils te renvoient alors dans les cordes en te traitant de « réac », de « passéiste », de « facho », de « malade », de « parano ».
Nous on dit bravo, la Propagande. Avoir réussi à mettre dans la bouche des moutons les arguments des loups, c’est inespéré. Et imparable.