Sombrant dans l’alcool et la facilité, Benoît s’est mis à ressembler à ceux qu’ils critiquait vertement du temps de sa splendeur. Les années 90 et son statut d’auteur culte des Guignols.
Dans ce cas, pourquoi Bukowski était-il toujours bon ? Pourquoi avoir adapté au cinéma en plus long, plus lourd, plus mauvais, un sketch usé comme une vieille pute du Bois de Vincennes ? Pourquoi montrer sa tronche quand on joue comme une patate? C’est quoi cette maladie d’ego qui court, qui court dans le cœur des vedettes ? La mort dans l’âme meurtrie, nous avons enterré les restes de Benoît Delépine, que nous avons assassiné pour son bien, et celui de sa mémoire, puis de son culte. Oui, nous avons assassiné un homme pour sauver son honneur, et aussi un peu nos illusions.