Deviers-Joncour, au secours !
La pute de la nation pond un roman de cul. Pour éviter à ses lecteurs de perdre 17€50 en achetant le bouquin de branlette de gare « Toi masculin mon féminin », l’Organe balance les seuls passages croustillants de l’ouvrage.
C’est publié par les Editions du Rocher, qui n’ont pas peur de perdre leur crédit littéraire.
Page 130 :« <i>Son sexe, reposé là, comme une délicate offrande, une promesse. ]i» Electorale ?
Page 85 : « <i>Il frémit et s’abandonne.]i »
Il va se retrouver, après ?
Page 85 toujours : » »<i>Le suc extrait s’écoule et je le récupère gourmande, fourrageant mon nez, ma bouche, mes joues maculées, au long, au creux de lui.]i »
Quelle merde ! Le reste, c’est même pas la peine de le lire. Ouf, vous venez de gagner 17€50. Merci qui ?
Tronchet change de braqué
Comme ça fait un peu court, un a lu un second bouquin pour vous : le “Petit traité de footballistique” du dessinateur de BD Didier Tronchet.
C’est drôle, touchant, original, et ça fera du bien aux fans de foot: habitués à des oeuvres pas vraiment littéraires, les supporters du sport le plus populaire du monde (plus de 2 milliards de téléspectateurs pendant la Coupe du Monde) vont pouvoir passer pour des intellos.
Tronchet, c’est le salaud qui se moque des pauvres, des laids, et des déshérités. Comme nous. Sauf qu’on se moque aussi des riches, des beaux, et des fils et fillesde.
Carlier écrase les ambulances
C’est pas fini, on a lu un troisième livre: un Guy Carlier, “J’vous ai apporté mes radios”. C’est un recueil de textes du gros portraitiste de France Inter, qui a refusé de co-présenter “20 heures 10 pétantes” avec Bern pour des raisons de surcharge pondérale. Déjà, le fait de nous vendre deux fois son boulot, ça nous plaît pas trop. Il aurait pu mettre des inédits, comme les chanteurs quand ils sortent une compil. Carlier, c’est bien et c’est chiant: c’est bien quand c’est journalistique, quand il met de l’info, c’est chiant quand c’est du délire d’auteur bien pensant (de gauche, évidemment). On pourrait alors tout écrire à sa place, comme ses “Lettre à…”, ce qui ruine un peu le bouquin. On va pas faire la fine bouche, au moins il se moque de quelques débiles mentaux, genre Obispo (“Le neurone d’Obispo”). A une époque où tout le monde suce, il était important de noter ceux qui mordent. Un peu.