Ainsi, la nouvelle formule hebdomadaire filipacchienne du jeudi, d’après nos informations, devrait s’appeler « Paris Matchoc », et comporter énormément de photos floues, floutées, volées et choquantes, le tout servi par des textes « lourds comme un âne mort », pour reprendre l’expression d’Eric Naulleau, qu’il a gentiment empruntée à L’Organe (Eric, tu peux nous la rendre maintenant).
D’après notre informateur à l’intérieur du groupe, que nous appellerons « Gérard», le premier numéro de Matchoc devrait diffuser les images de l’agonie de Tchang, ce Chinois Volant qui s’est écrasé à Paris fin septembre, le tout sur 200 pages, minute après minute.
Le numéro entier, « spécial » s’il en est, comportera 1000 pages. Les lecteurs seront invités à les faire défiler à la vitesse de 24 par seconde, afin de « reproduire le mouvement de la vie », enfin, en l’occurrence, de la mort.
Une « idée géniale », d’après le Comité de Sauvetage de la Propagande, qui cherche péniblement à relancer les ventes de titres de presse écrite. Un comité qui n’avait pas hésité à accuser les 17 millions d’internautes français de la « dégénérescence de notre prestigieuse presse, bien écrite, bien informée, à l’origine d’enquêtes rigoureuses et de révélations essentielles à notre survie » (on cite la brochure du CSP).
Matchoc, pour en revenir au sujet, sera proposé à un prix oscillant entre 20 et 30 euros, pas encore défini, mais « sa vodra le cou », selon le pilote du projet, un jeune diplômé HEC de 22 ans, fils d’un cadre Matra.
En effet, un second « feuilleton paginé », comme le veut la formule, montrera « Sarkozy en plein jogging naturiste au Bois de Boulogne », avec haie d’honneur de travestis, un peu à la manière des rugbymen, qui applaudissent après la bataille -avec des envies de meurtre solidement retenues- leurs vainqueurs.