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POURQUOI J'AIME'S ELLROY !

Vous ne connaissez pas James Ellroy, cet auteur de polars trash dont De Palma vient de tirer un film (le "Dahlia Noir") ? Vous habitez sûrement une autre planète. Sinon, apprenez par coeur la critique ci-dessous, afin de pouvoir briller en société et faire le beau dans les diners mondains !



L'écrivain réac à tête de bouledogue
L'écrivain réac à tête de bouledogue
Si vous ne connaissez pas James Ellroy, c’est une très grave lacune. Si vous n’avez jamais lu un de ses livres parce que vous ne savez pas qui il est, et que les medias ne vous ont rien dit sur lui, il est encore temps de vous mettre à dévorer ses livres. Ils décrivent en général des personnes et des situations baignant dans la violence, le sang et la mort. Pas de sexe, non…
Si vous ne supportez pas, âmes sensibles, ce type de romans, c’est tant pis pour vous.
James Ellroy est un écrivain au style unique, qui s’est inventé son style à force de tâtonnements dont on suit la chronologie quand on lit ses livres les uns après les autres, par ordre de parution. Avec « American Death Trip », nous avons un immense écrivain.
Mais le style n’est pas tout. Il possède de plus un don exceptionnel pour créer des personnages d’une richesse, d’une complexité et d’une profondeur psychologique rares, que l’on ne retrouve que chez les écrivains majeurs. L’écriture de James Ellroy est à mettre au même niveau que celles d’Hemingway, de Steinbeck, de Dos Passos.
Toutes ses histoires ont un fil conducteur : l’assassinat de sa mère quand il avait douze ans. Ellroy raconte toujours des histoires se situant à cette époque (dans les années 50), à cet endroit (Los Angeles), histoires ayant à voir avec des crimes, souvent des séries de crimes, principalement de jeunes femmes. Son univers, c’est donc cette grande ville qu’il connaît par cœur, ses avenues, ses quartiers louches et rupins, le monde de Hollywood, celui de la boxe, celui des serial killers, des psychopathes dangereux… dont beaucoup sont des flics.
Traumatisé par la mort violente de sa mère, il s’est mis à enquêter lui-même, à fouiller dans les archives de la police, à sortir de nouveaux témoignages, sans succès. Son livre « Ma part d’ombre » raconte ses enquêtes.
L’un des plus beaux ouvrages d’Ellroy, au moins son plus célèbre, « Le Dahlia Noir », raconte les circonstances du meurtre d’une belle jeune fille retrouvée à L.A dans un terrain vague, torturée, mutilée, coupée en deux au-dessus du nombril. La jeune fille, Elisabeth Short, a été surnommée post mortem par les journalistes le « Dahlia Noir ». Commis en 1947, abondamment médiatisé, le crime n’a jamais été élucidé, mais… Très récemment, un ancien flic de Los Angeles, Steve Hodel, a publié « L’affaire du Dahlia Noir », préfacé par Ellroy. Après une longue enquête, il a identifié le tueur d’Elisabeth Short : l’assassin n’est autre que son propre père, le docteur Hodel, médecin très véreux possédant un QI hors du commun, ami de Man Ray et de John Huston, qui fut le dernier amant d’Elisabeth et aussi son bourreau.
Brian de Palma sort en ce moment son adaptation de ce magnifique roman : nous parlerons bientôt ici de cette adaptation.

Une histoire trash de l'Amérique
Une histoire trash de l'Amérique
Pour les esprits cartésiens, qui trouveront aussi leur compte dans les livres d’Ellroy tant est grande la rigueur des récits, on peut distinguer trois catégories d’œuvres: ses romans dits » noirs . Dans le désordre : « Le Dahlia Noir ». « Lune sanglante », « Le Grand Nulle part », « L.A confidential », « Brown’s requiem », « A cause de la nuit », « La colline aux suicidés », etc.
Pour moi, « Lune sanglante » est le meilleur roman policier d’Ellroy, le plus américain aussi, le plus complexe, avec un serial killer disséqué psychologiquement et psychanalytiquement, avec des personnages féminins qui sont toutes des victimes sanguinolentes : le flic tombe amoureux de la future dernière, qu’il parviendra à sauver. Le personnage de Lloyd Hopkins, flic au super QI, paumé affectivement, père pathétique et mari infidèle par nécessité vitale, génie de l’enquête, à la fois violentissime et pathétique, apparaît dans trois romans. On s’attache à Lloyd Hopkins comme on s’attache à un parent, à un ami. Il nous manque douloureusement, après le troisième roman…
Par ailleurs, « LA Confidential » nous fait découvrir trois personnages, chacun avec la même épaisseur, la même justesse d’observation psychologique d’hommes un peu tarés qui se retrouvent flics avec leurs tares. Ils naviguent dans une sombre et magnifique histoire tricotée avec trois mondes différents correspondant à chacun des caractères des personnages.

Deuxième catégorie : des essais, des nouvelles. « Dick Contino’s Blues » est un des meilleurs livres d’Ellroy ; il raconte la vie d’un accordéoniste californien plus ou moins mêlé au banditisme et à la maffia, plus ou moins à son insu. Au moins deux autres nouvelles, dans ce recueil qui en compte sept, sont de vrais bijoux.

Troisième catégorie : des romans-fleuves historiques. Ellroy historien du passé récent des USA. « American tabloïd » dévoile une théorie de complot contre John F. Kennedy. Des personnages hors du commun, encore. Des situations hallucinantes, de la violence extrême, mais aussi des faits et des personnages réels et authentiques, le tout formant un livre de 800 pages que j’ai relu déjà trois fois.
« American Death Trip » est la suite du précédent. Il enchaîne sur les préparatifs et le contexte de la mort de Bob Kennedy. Mêmes remarques, mêmes qualités de récits, de richesse de personnages. Des monstres, des héros. Quelques beaux personnages féminins dans cet univers d’hyper violence sans scrupules, bien au-delà de toutes les lois. On arrive parfois même à ne pas complètement détester certains de ces monstres (Pete Bondurant, tueur genre boucher, par exemple, magnifique personnage portraituré avec une grande finesse psychologique par Ellroy).

James Ellroy est nobelisable. James Ellroy est monumental. On se drogue avec ses livres comme on se drogue avec autre chose : entre deux bouquins d’Ellroy, on est en manque, et on attend. En attendant, on relit ses livres.

Problème, quand même, qui me gène aux entournures : il est devenu un peu mystique, et croit que c’est Dieu que l’a guidé. Il est aussi très à droite, souvent limite… Mais, bon, je ne balancerai jamais « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit » à la poubelle parce que Céline a été antisémite… C’est un vieux débat.
Moralité : allez chez vos libraires acheter tous les James Ellroy. Comme dit l’autre, si vous n’avez pas d’argent, volez-les…

Jeudi 21 Septembre 2006
Alexis Nikolaïev
Lu 5283 fois


Commentaires des lecteurs

1.Posté par Seb le 21/09/2006 14:00 | Alerter
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Bien d'accord, surtout pour american tabloid

2.Posté par Machin le 21/09/2006 14:31 | Alerter
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James, pourrais-tu S'IL TE PLAÎT abréger la sortie du troisième tome d'American Tabloid ?

Parce que bon, pénible là !

Merci.


3.Posté par Abdoul le 21/09/2006 22:03 | Alerter
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Je vais les emprunter à la biblio, ça me coutera rien, et je vs donnerai mon avis.......
Céline: tout à lire, voire à manger

4.Posté par Voila le 22/09/2006 01:08 | Alerter
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James Ellroy, pourquoi tu l'aimes ? Mais on s'en branle, mon gros père, et grave en plus, tu peux pas t'imaginer à quel point.

5.Posté par Cyp le 22/09/2006 13:46 | Alerter
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Je ne m'en branle pas : Ellroy est un colosse. Evidemment, si comme "Voila", on ne lit que Picsou Mag, on peut fort bien s'en tartiner le rectum.

Ah ! Brown's Requiem !
Mais sorti de ce qu'il sait écire le mieux, il est souvent pénible : American Tabloid, faut vraiment être Ricain pour se farcir le paveton.

Il est chtarbé, il est grand, il est facho et très con quand il veut... tout comme notre excellent salopard de Céline.

Le meth n'est sans doute pas étranger à l'affaire. Mais bon : je pardonne tout à l'écrivain qui a écrit au moins un chef d'oeuvre. Et lui, c'est le cas.

En plus il est gentil, ce que m'a confirmé un ami preneur de son qui l'a enregistré lors de son passage au festival du film américain de Dauville. J'aurais bien voulu être microphone ce jour-là, rien que pour qu'il me postillonne dessus !

Très bon article. Ca remonte. Continuez, les gars !

6.Posté par Edelweiss Noir le 22/09/2006 16:36 | Alerter
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J'ai lu ca tout l'été en 92, c'etait mon amie de l'époque, entraineuse, qui me l'avait prêté, que deux bons souvenirs ! Un jour je lirai Céline promis.

a+
Black E.




7.Posté par Dieu le 23/09/2006 01:53 | Alerter
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Bon, puisque Grosnik nous la fait sentimentale, Je vous balance cette perle :

http://wwwiz.com/issue51/html/article1.html

La Gloire de L'Organe, mes petits porcs - fût-ce le petit torche-cul antijuif que l'on sait.

Dieu, - Geyser Gynofoutral de Pardon.

8.Posté par Dieu le 23/09/2006 02:01 | Alerter
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Par ailleurs, Shana Tova 5767 à tous : nazis, antisémites, antihommes, antiarabes, antitrotskystes, antianars, antifemmes, antilepens, antihitlers, antichrists, antiMesCouilles, etc.

D., - Décidément Classe.

9.Posté par Jean Hilliker le 24/09/2006 08:46 | Alerter
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Erratum : Brown's Requiem ne se passe pas dans les années cinquante. American Tabloïd et la suite non plus, ni spécifiquement à LA d'ailleurs.

10.Posté par ROCK le 30/09/2006 09:41 | Alerter
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ET vous bande de truffes vous l'avez découvert cmment ellroy en lisant dant télérama que Le dalhia noir sort au ciné???
un train de retard l'organe,non pardon le ZOB !!!

11.Posté par bigfab le 30/09/2006 22:39 | Alerter
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Pour en savoir plus sur la psychologie du personnage, lisez donc " My dark places " . Cà évitera peut-être les dérapages du genre " Ellroy et Céline" ne sont que des saloperies d'anars de droite ! Le côté brut de décroffrage de leur oeuvre s'explique d'abord et avant tout par leur vécu ( comme chez tout vrai auteur qui se respecte, d'ailleurs ) . Affirmer le contraire relève de la naïveté crasse ou du pur mensonge !

12.Posté par Poy Poy le 01/10/2006 16:13 | Alerter
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Et pour en savoir un peu plus que ce qu'il veut bien nous montrer, lire aussi 'Petite Mécanique de James Ellroy' où traducteurs, universitaires et éditeurs dissèquent son oeuvre. Petit bémol : pénible à lire par moment. Et comme la meilleure façon d'être dégoûté d'un auteur, c'est d'écouter les autres en parler, je le déconseille aux 'débutants en ellroy'.

http://loeildor.free.fr/extrait_ellroy.htm

13.Posté par bibi le 10/11/2006 21:50 | Alerter
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J'adore james et je n'attends que la sortie du 3ème tome !!!
C'est pour quand??

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Alors ma couille, toi aussi tu veux commenter et donner ton opinion sur cet article ? O.k, vas-y, mais sois bien conscient du fait que nos amis de la DCRI lisent tout ce qui se passe ici et que des propos inconsidérés de ta part, ou enfreignant les lois de la soft dictature française, pourraient te valoir un débarquement de volatiles bleus chez toi à 6 heures du matin suivi d'un placement en GAV. Prêt à assumer ? Vas-y !

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