RUSHDIE EST UN MALIN
Comme on suppose que le lecteur moyen de l’Organe connaît un peu son Actu et son Histoire, on va faire rapide. Il y a très longtemps, Rushdie publia « Les versets sataniques », sorte de charge contre l’islam. Les Iraniens, voyant cela, réagirent au ¼ de tour et lui organisèrent une petite fatwa, c’est-à-dire une condamnation à mort par contumace. Salman, protégé par les « services » de Sa Majesté, se planqua 10 ans en Angleterre, et un peu partout aux Etats-Unis, pour échapper au Contrat. Depuis, les Iraniens ont lâché l’affaire. C’était donner beaucoup de crédit à un type qui n’en valait pas la peine. Pourquoi ça ? Cet écrivain réputé, lorsqu’il passe chez Guillaume Durand, bénéficie d’un duplex exceptionnel avec New York, tout ça pour proférer des… banalités !
Ecoutons le saint homme, dans un récent Campus (France2): « Je pense que nous avons tous besoin d’une idée du paradis, si nous sommes religieux nous l’envisageons après la vie, si nous ne le sommes pas, nous le recherchons sur la Terre. »
Rushdie, ça veut pas dire « cliché » en cachemiri ?
Comment un homme porté aux nues par tous les médias du monde peut-il sortir solennellement ce genre de platitudes ? Tout simplement parce que c’est un nullard. Et si c’est un nullard, c’est que sa charge anti-islamique était… calculée. Et quand un nullard calcule, c’est que quelqu’un d’autre calcule pour lui. Conclusion ? Cette andouille est évidemment un allié objectif des Etats-Unis, pour ne pas dire un « agent américain », ce qui n’a rien de déshonorant. Regardez Romain Goupil, ce pathétique cinéaste soixante-huitard, réduit à faire le tapin dans les émissions pour défendre la guerre contre l’Irak, l’embargo et ses 500 000 dangereux enfants terroristes morts…
Mais revenons sur terre : la promotion d’un médiocre comme Rushdie n’est évidemment pas un hasard. On vous l’a dit et redit, le Système Mercato-Médiatique encense le petit et démolit le grand, promeut Loana et crache sur Laborit. Pour preuve, Loana a eu 1000 fois plus de surface médiatique que Laborit. Qui dit mieux ? C’est pas qu’on soit contre Loana, mais le système met forcément en avant des inoffensifs ou des offensifs, s’ils vont dans son sens.
MAIS NACERI A DE L’INSTINCT
Donc Rushdie se retrouve devant Naceri chez Ardisson, qui a bien calculé son coup. Autant enfermer un militant de l’ASALA avec un colonel turc, ou Wiesenthal avec Mengele. Ça finit forcément mal (ou bien). Et là, le Samy, malgré sa maigre culture politique, a reniflé la vape. Il a bien senti, malgré ses tonnes de poudreuse dans les naseaux, que le Rushdie était en service commandé. C’est sûr, Naceri c’est pas un intello, mais ne négligez jamais le flair des voyous. Ils vous reniflent un autre voyou à 100 mètres, avec le vent contraire !
Traitant l’écrivain de tous les noms d’oiseaux, il promit de lui péter la gueule, et même de le « fumer » ! Résultat, l’agent américain promit de ne plus jamais mettre les pieds sur une émission de télé française, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Merci pour le coup de main, Samy.
Pour le grand public, un islamophile sous-cultivé et défoncé a menacé la crème de l’humanité, l’écrivain du 1/3 monde engagé pour la démocratie. Séduisant, sauf que tout est faux. Le con et le salaud n’étaient pas ceux qu’on croyait…
A l’arrivée, l’esclandre, zappé au montage, a permis à Ardisson, cet imposteur grand format, de passer pour un grand démocrate, fustigeant la bêtise et le fascisme musulman. On s’embarrasse pas avec la finesse, sur le service public !
En tout cas, même si on admet que l’avocat Naceri défend bien mal son camp, sans être un fondamentaliste wahhabite, reconnaissons que ce gonze a un CV (braquage, zonzon, came, cinoche, hosto) mille fois plus clean que l’autre faux-cul international sorti d’on ne sait où.
« La politique c’est dégueulasse », faisait dire le dessinateur Vuillemin au rat enfilé dans le cul d’un dissident par les tortionnaires argentins.
Naceri, t’as pas les infos pour mettre le nez là-dedans sans prendre des pains dans la gueule. Reste au cinéma, et refais-nous un autre La Mentale, c’était si bien, si cruel, si désillusionné, on te pardonnera tout. Et Michel Duchaussoy, quel acteur ! Bon, la fausse gitane Clothilde Courau, c’est l’inévitable erreur de casting, avec son accent de gadgi de supermarché du 15ème, mais bon, on comprend certaines « contraintes internes »…
Sur ce, on relance bien fort et pour 50 cet imposteur de Salman Rushdie, triste symbole de la bien-pensance mondiale, et on te fait un gros bisou à la prison ou à l’hosto, Sam. C’était la pause bisou de l’Organe.
PHILIPPE VAL Y VA DE SON EDITO
Ah, on oubliait, histoire de rire un petit coup, on vous refile un bout de la lettre à Dominique Baudis, ministre de la Censure, écrite le 6/11 par l’Association du Manifeste des Libertés (on n’a même pas eu le courage d’enquêter sur ce sigle fatiguant) : « Ainsi, la télévision française fait taire une des voix les plus libres et les plus aiguës, soutenue par nombre d’intellectuels et de citoyens d’Europe et du monde musulman, et qui est porteuse pour nous de beaucoup d’espoir. Nous vous demandons quelle suite vous comptez donner à cette affaire qui nous engage, puisqu’il s’agit du service public que nous finançons collectivement. »
Mais comment ces zozos ont-ils été au courant de l’embrouille ?
« Grâce à l’éditorial de Philippe Val publié dans "Charlie Hebdo" daté du 2 novembre 2005, nous avons appris que Thierry Ardisson avait eu l’excellente idée d’inviter, en même temps, à son émission "Tout le monde en parle" (diffusée sur France 2, samedi 22 octobre), Salman Rushdie et Sami Naceri. »
Des individus renseignés par le flic de la Pensée Philippe Val peuvent-ils être bons ?