Quel est l’intérêt de l’alcool, demandent les jeunes sur L’Organe ?
Par exemple, vous recevez des cons chez vous, et personne ne boit. Un ange chiant comme un débat d’Arlette Chabot passe. La soirée vire au cauchemar. Chaque minute pèse une tonne et dure une éternité. Tout le monde se regarde en chien de faïence -des animaux sans intérêt qui ne bougent pas- la discussion est horrible (le temps, les promos, que va faire O sans Kad), le malaise palpable. L’inhibition de l’action peut mener à des catastrophes.
Sitôt qu’une bouteille d’alcool est ouverte et partagée équitablement entre tous les participants dans des récipients de verre personnalisés (ils sont en général placés face à chaque convive, pour éviter qu’ils soient échangés par mégarde et que des maladies sexuelles soient transmises bêtement sans au moins le plaisir de la pénétration), tout s’illumine : les visages s’ouvrent, la discussion s’envole, les jambes se détendent, certains en profitent pour péter en silence, les femmes s’oublient (rires à gorge déployée, rituels de séduction, afflux de sang dans les grandes lèvres), les hommes deviennent grivois, copains…
On s’aime !
Loi numéro 1 : « L’alcool, c’est de l’amour »
La drogue, c’est pareil, sauf que de petits filous en prennent tout seul, et ça casse toute l’ambiance. Depuis, la drogue est mal vue. Et l’alcool aussi parfois, car les jeunes ne savent pas doser leur besoin de convivialité et d’amour. Ils en veulent trop, et finissent malades. Ils « rendent » littéralement l’alcool sur les trottoirs. Il faut éviter de rendre l’alcool sur son voisin, sinon la fête est finie, l’ambiance cassée. Et une ambiance cassée ne se recolle pas.
Sinon l’alcool et la drogue, nous avons testé, c’est vraiment très bon. Un seul bémol : tous les fournisseurs ne se valent pas.
Ceux qui n’ont pas les moyens boivent du mauvais alcool. Dans l’Histoire, ce fut le cas des Indiens d’Amérique. On a vu le résultat : ils se sont pris une raclée par les cow-boys. Aujourd’hui, les bières achetées en discount (on raconte que les bières chinoises seraient fabriquées avec du pipi d’alcoolique chinois, d’après une enquête rigoureuse du site fusionnel BakchichMédiapartRue89), le vin rouge sans appellation, frappent malheureusement un public désargenté au foie.
Inversement, les gens aisés (gros acteur de cinéma, ministre de l’écologie) ont accès au champagne, aux bons vins (bordeaux et bourgogne), aux whiskies goûteux (cf Charles Pasqua entre deux mises en examen), et se défoncent de manière raffinée, comme Baudelaire.
Là est le scandale, pas dans la consommation.
LES HOMMES NE SONT PAS EGAUX DEVANT L’ALCOOL
Un pauvre avec 30 ans de consommation d’alcool dans le buffet aura toutes les chances de finir avec une tronche de betteravier picard. Un riche qui s’humecte au Lynch-Bages conservera un teint frais et rosé.
Deux dangers guettent donc les amateurs d’alcool : le manque de richesse (on appelle cela aussi « pauvreté ») et le manque de mesure.
Un pauvre qui se lâche, et c’est un samedi soir entre étudiants en Psycho à Rennes: faibles QI, perspectives professionnelles médiocres et degré d’alcoolémie élevé ne font pas bon ménage.
Les filles sont grosses (mauvaise nourriture) et bêtes.
Les garçons maigres et blêmes (avitaminose). L’amour physique ne sera pas de qualité.
Une escouade de riches qui savent se tenir sur une terrasse qui surplombe la ville, avec quelques putes pas chiantes, qui rient au bon moment, et voilà une soirée délicieuse.
Les femmes aiment bien boire aussi. Cela les aide à se déshabiller et à faire l’amour. Certaines, désinhibées par le vin, peuvent devenir très salopes, alors que le reste du temps elles sont correctes, voire chiantes. Les femmes oublient opportunément les cochonneries qu’elles ont faites sous influence de l’alcool. Elles accusent alors le produit et jurent qu’on ne les y reprendra plus…
Jusqu’aux prochaines galipettes.
Résumé : l’alcool rend les hommes et les femmes plus heureux et plus cochons mais parfois ils deviennent fous comme des grizzlis avec un porc-épic dans le cul.
A L’Organe, nous prônons l’abstinence stupéfiante et alcoolique pour une seule raison : conserver l’ardeur révolutionnaire. Comme la femme est le grand dissolvant de l’ambition, l’alcool est le grand dissolvant de la révolte. Nous refusons de soigner notre colère avec l’eau de feu. Nous avons dit.

Papiers poujadistes



Le Forum Pourri de l'Organe

VIVE LA DROGUE ET L ALCOOL!











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