LES CAPRICES DES DIEUX
(DU SHOWBIZ)

Ils sont riches, célèbres, beaux et/ou liftés de partout... et en plus ils gonflent leur monde avec des exigences aussi délirantes que ridicules. L'ORGANE pointe quelques uns de ces caprices débiles et inadmissibles dont nombre de nos "stars" se sont fait une spécialité. Ils ont le trou de balle en or, ces messieurs-dames ?

par Ruth Abaga et Véronique Tamaire

Isabelle Adjani est une méchante petite capricieuse qui mérite de bonnes fessées, à moins que ce soit un séjour en milieu psy, section parano-hystérique. Invitée du JT de 20 heures sur TF1 par PPDA pendant le festival de Cannes, le 5 mai, la demoiselle s'est faite attendre jusqu'à... 21 heures 38. Son interviou, qui devait être diffusée en direct, a donc été enregistrée pour passer le lendemain. Sur le plateau, non contente d'avoir fait attendre tout le monde (40 techniciens, excusez du peu !), elle en a rajouté une couche en se trouvant trop "verte" sur les moniteurs télé, et a même filé dans le car régie afin de pouvoir contrôler elle-même la "balance des couleurs" ! Et comme si ça ne suffisait pas, elle a prévenu PPD qu'elle ne faisait "jamais confiance aux hommes", et qu'il ne fallait surtout pas qu'il s'avise de lui poser la moindre question contrariante, faute de quoi elle quitterait illico le studio !

Pas de doute, mademoiselle Adjani est une immense staaaar ! Égocentrisme hallucinant confinant à la névrose grave, total mépris d'autrui, retards injustifiés, caprices de gamine effrontée, et on en passe. Sûr qu'elle doit croire qu'elle a le trou de balle en or.


Isabelle Adjani (bis) souffre-t-elle de conjonctivite chronique ? On pourrait le croire, vu qu'elle passe tout le Festival avec ses lunettes noires sur le nez. En extérieur comme en intérieur, on ne la voit jamais sans ses lunettes de star. Évidemment, ça assure le look ! Mais l'explication est ailleurs, aussi simple que la dame, bien sûr: Mademoiselle Adjani ne tolère pas que ces vilains paparazzis et autres touristes cannois se permettent l'extrême audace de la prendre en photo sous un angle et selon des poses qu'elle n'aurait pas choisis. Car, comme toutes les immenses stars que tout l'univers nous envie, Madame Adjani est très soucieuse de son imââââge dans les gazettes. Aussi, pour emmerder les photographes, elle se balade constamment avec ses Ray-Ban sur le nez. Désormais, les paparazzis amateurs et professionnels ont bien compris la leçon: pour avoir une belle photo d'Adjanul, faut d'abord passer à la caisse, et accepter que Madame se mette elle-même en scène.

Ridicule !


Pour s'occuper de son chérubin Gabriel-Kane, Adjani (ter) est débarquée à Cannes accompagnée d'une petite armada de baby-sitters. Mais, comme si cela ne suffisait pas, elle a exigé - sans doute au cas où toutes ses employées tomberaient simultanément malades ! - et obtenu des organisateurs la création d'une "crèche du Festival", réservée à la garderie des enfants de vieilles pies. Auparavant, le Festival ne possédait pas ce genre de structure, mais aucun des desideratas de Madame la Présidente ne saurait être discuté. Ca coûte de l'argent, et alors ? Les stars ne s'arrêtent pas à des considérations si vulgaires...

Adjani ordonne, le Festival exécute.


En 96, Spike Lee, metteur-en-scène black raciste anti-blanc et à l'ego démesuré, nous a fait un gros caprice: à peine débarqué sur la Croisette pour y présenter son dernier chef-d'oeuvre (de son point de vue à lui, bien sûr), il a exigé de pouvoir assister, depuis sa modeste suite du Carlton, à un match de basket américain télévisé dans lequel son équipe favorite devait s'illustrer. Problème: ce match n'était théoriquement retransmis que sur le territoire américain, et le pauvre Spike était tout contrarié d'être privé de ce spectacle dans ce pays de blaireaux (à son avis à lui, toujours !) qu'est la France ! Qu'à cela ne tienne: après avoir gonflé toute l'organisation du Festival et le personnel du Carlton sans aucun complexe, et menacé de quitter Cannes si on ne lui donnait pas satisfaction, Spike Lee a eu gain de cause: ses producteurs ont finalement décidé de louer un "faisceau" satellite le temps de la retransmission du match. L'immense cinéaste et ses copains fondus de basket ont ainsi pu assister, en tout petit comité, à leur spectacle. Coût de l'opération pour la Paramount: 300.000 francs. Une broutille, pour assurer le bien-être d'une pareille star...

A part ça, ce monsieur affirme défendre les minorités et les blacks sans le sou. Pauvre con.


Dans le même genre délire mégalo complètement crétin et indécent, la même année, Cher a exigé de pouvoir jouer du piano tous les soirs à minuit, dans les locaux du Carlton où elle était elle aussi hébergée - à minuit, ben voyons, pourquoi pas ! Inquiétude du staff du palace: non seulement la chambre de Cher ne comportait pas de piano mais, même si cela avait été le cas, les sonates et vocalises endiablées de la dame au milieu de la nuit auraient pu perturber le sommeil des vieilles pies occupant les chambres voisines. Ni une, ni deux, la direction du Carlton s'est tout de même pliée en quatre pour satisfaire comme elle pouvait le caprice de la star internationale: la grande salle de restaurant du rez-de-chaussée a été vidée de ses tables et de ses chaises, les larbins ont amené et accordé un piano à queue... et c'est ainsi que la grande artiste a pu satisfaire sa lubie.

Imbécile. Peux pas jouer la journée, au lieu de faire chier le monde ?


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