A QUAND LA "CASTRATION" CHIMIQUE ?
Face aux actes pédophiles et à la criminalité sexuelle qui enfle dans notre pays, il va bien falloir que nos gouvernants finissent un jour par s'intéresser de près à ce qui se passe chez nos voisins scandinaves, qui ne craignent pas d'avoir recours à des méthodes aussi radicales qu'efficaces pour éviter la récidive. Malheureusement, comme cela était prévisible de la part de nos gentils socialos si emplis de généreuses intentions, le projet de loi Guigou est notoirement insuffisant pour espérer apporter des résultats satisfaisants sur cette douloureuse question: en n'imposant pas aux délinquants et criminels sexuels une "obligation de soins", cette loi ne résoudra strictement rien.

par Ruth Abaga

Les socialistes sont de braves gens. Généreux, et si délicats. Ils ont une si merveilleuse conception de l'Homme, faite d'optimisme et d'angélisme béat, que ça ne peut que forcer l'admiration de tout bon samaritain. Pour eux, aucun être humain n'est fondamentalement mauvais - il n'ont d'ailleurs à ce sujet pas entièrement tort - et, surtout, personne ne doit jamais être contraint de faire quelque chose qui serait contraire à sa volonté. Car "imposer" ne serait pas "humainement correct", oh que non. Ce serait même vilain et, pire encore, beurk, "de droite".

Tenez, prenez un pédophile, un assassin d'enfants, un violeur multirécidiviste et tout, bref, un personnage assez peu recommandable en principe - même que certains "fascistes" n'hésiteraient pas à s'en débarrasser en lui appliquant, sans autre forme de procès, la peine de mort. Eh bien, selon nos sympathiques socialistes nationaux, ce type de personnage non plus ne doit pas être brusqué. Qu'il soit pédophile bourreau d'enfant, violeur, multirécidiviste ne change rien à la question. C'est d'abord et avant tout, pour nos si charitables gouvernants actuels, une respectable personne humaine, avec une âme et des sentiments, et l'on est prié de croire très fort en sa possible rédemption. Et puis c'est une question d'éthique, répétons-le car on est pédago chez les socialistes: même si c'est pour protéger la société, hors de question d'imposer à quiconque, pédophile ou pas, quelque chose qu'il ne souhaite pas. On entendrait proposer ça et là, par d'inconscients audacieux, une éventuelle "obligation de soins" pour ces délinquants et criminels ? Voyons, "obligation" ça sonne fasciste, camarades...

LA LOI GUIGOU: UN PANSEMENT TROUÉ SUR UNE JAMBE DE BOIS VERMOULUE !

Alors bon, madame Guigou, flamboyante garde des sceaux socialiste, vient donc de décider, comme elle se le devait logiquement vu son orthodoxie politique, qu'il n'était pas "humainement" correct de forcer un malheureux pédophile à subir des soins qu'il ne souhaitait pas. Les malheureux pédophiles incarcérés resteront donc bien plutôt, comme par le passé, à croupir au fond d'une cellule d'isolement, marinant dans leurs pulsions plutôt que de subir une psychothérapie ou un traitement médicamenteux, peut-être salvateurs mais qui auraient surtout l'extrême incorrection de n'avoir pas été expressément demandés par les personnes concernées.

... Et c'est ainsi que la loi de madame Guigou va être aussi efficace envers la délinquance sexuelle qu'un pansement troué sur une jambe de bois vermoulue.

Ah ils sont gentils, les socialistes, on ne peut pas dire le contraire. Ils ont tendance à être moins cyniques et moins bassement matérialistes que les gens de droite, c'est louable a priori. Mais le problème, avec eux, c'est que leurs bons sentiments, appliqués à des questions cruciales comme celle-ci sont souvent potentiellement porteurs de conséquences désastreuses dès lors qu'ils se trouvent confrontés à la réalité des faits. En l'occurrence, la loi Guigou ne va pas changer grand chose ni pour les délinquants et criminels sexuels ni pour la collectivité, ne contribuera certainement pas à faire chuter notablement la criminalité sexuelle, et encore moins à empêcher la récidive. On va filmer les dépositions d'enfants victimes ? Très bien, ça évitera au moins aux pauvres gosses d'avoir à répéter des dizaines de fois leur témoignage. Ca devait être fait depuis longtemps, comme ça existe depuis longtemps déjà dans d'autres contrées européennes plus évoluées que la notre. Bien, et ensuite ?

Ensuite ? Ben, on espère que, quand même, certains délinquants et criminels voudront bien se faire "soigner" d'eux-mêmes, hein. Passque s'ils veulent pas, ben tant pis. On va quand même pas être "fascistes" et forcer une humaine et respectable personne à se "soigner" si elle veut pas, hein ?...

CES "FASCISTES" DE SCANDINAVES

C'est marrant, en Scandinavie, par exemple, ils n'ont pas peur d'être "fascistes": ces peuples barbares (ou plutôt leurs gouvernants) n'hésitent en effet pas à avoir recours, depuis des années, à ce qu'ils appellent la "castration chimique". Et avec de sacrés bons résultats en ce qui concerne la récidive: alors que, chez nous, près d'un délinquant sexuel sur deux finira par recommencer ses petits jeux après sa sortie de prison, chez nos voisins Vikings, ce chiffre tombe à un sur dix. Étonnant, non ? Bien sûr, il s'agit sûrement d'un pur hasard...

Pourtant, c'est pas bien méchant, la "castration chimique". Que madame Guigou et ses camarades se rassurent: il n'a jamais été question de couper les couilles aux malheureux délinquants et criminels concernés - quoique cette envie puisse légitimement tenailler beaucoup de monde, soit dit en passant.

Il ne s'agit en fait ni plus ni moins que d'un traitement médicamenteux, administré par injections régulières ou comprimés à avaler quotidiennement, qui réduit à néant les pulsions sexuelles. Le processus est réversible, c'est-à-dire que, dès lors qu'on l'arrête, tout revient comme avant. Et encore, il n'est pas mis en oeuvre systématiquement, mais uniquement sur les "patients" hermétiques à toute psychothérapie.

Voilà. C'est tout, et ça marche très bien chez ceux qui ont adopté le procédé. C'est à dire que le but essentiel est atteint: soigner, et éviter la récidive. Grâce à la "castration chimique", la société est mieux protégée.

Mais, évidemment, cette thérapeutique est bien trop primaire, expéditive et barbare pour être appliquée dans cette belle démocratie éclairée, fondatrice des Droits de L'Homme - et du Criminel, en l'espèce - qu'est la France.

Allez, vous avez raison, madame Guigou. Conservons, coûte que coûte et dans tous les domaines, cette fabuleuse "exception française" dont le monde entier se gausse, et n'appliquons surtout pas les recettes qui marchent !


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