L'Organe Magazine

Derniers fights sur les com's


TOPFESSES - Je montre mes fesses !

TOPSEINS - Je montre mes seins !


Entrez votre email pour recevoir les infos supra confidentielles de l'Organe et briller dans les dîners en ville :
DOUCE FRANCE

EXCLU L'ORGANE : SAC, UN ANCIEN BALANCE !

C'est un homme âgé et octogénaire, que j'ai rencontré à plusieurs reprises au cours des 30 derniers jours, à son domicile situé dans la région Parisienne. Vieilli mais néanmoins fringant, marchant avec une canne mais avec une mémoire intacte et un verbe toujours abondant, cravaté dans son élégant costume à la coupe néanmoins désuète arborant fièrement sa légion d'honneur et sa croix de Lorraine, c'est avec délectation que j'ai pu recueillir ses souvenirs. Commerçant de profession, ancien du SAC, pour lequel il fut responsable local, avant de le quitter au début des années 70 suite à un désaccord avec Foccart au sujet de Pompidou, Eugène (le prénom a été modifié à sa demande) me fut présenté par une amie commune. Militant très dévoué, Gaulliste "pour l'éternité" il a gardé des contacts et de solides relations avec ses anciens camarades même après son départ. "Le Sac, c'est comme le KGB, on en sort jamais totalement", rigole-t-il. En exclusivité, voici l'entretien qu'il a bien voulu m'accorder où vouvoiement de ma part, tutoiement de la sienne, seront de rigueur. Sans photo ni vidéo, seules les notes étaient permises. "Il faut garder une part de mystère", dit-il, précisant que c'est "Au nom de la France". Mystère et révélations. Oxymore résumant à elle seule bien des années de la Ve République. Et l'occasion pour l'un des derniers des mohicans de nous livrer également quelques analyses fort pertinentes sur l'état actuel de la France.

NB : L'entretien, très long, a été divisé en plusieurs parties qui feront l'objet d'une publication ultérieure.



La Dream-Team
La Dream-Team
Eugène bonsoir, vous êtes un ancien membre du SAC, le Service d'Action Civique, comment y êtes-vous entré ?

C'est très simple ! J'étais commerçant à Paris, dans le 17e, et j'avais ma carte au RPF, puis à l'UDR. J'ai toujours été Gaulliste, c'est mon sang. Pour moi, de Gaulle, c'était la quintessence de Jeanne d'Arc et Napoléon. J'ai toujours été libre dans ma vie, mais s'il y avait un type à servir, c'était lui ! J'ai pris ma carte au RPF en 52, puis à l'UNR en 58 et enfin à l'UDR jusqu'en 71, quand j'ai quitté le sérail. C'est dur à croire mais ça c'est passé très sobrement. Au début des années 60, on voit que j'ai ma carte depuis déjà un moment et que je renouvelle tous les ans. Je n'ai pas été résistant, j'étais trop jeune, mais j'étais encarté depuis longtemps, ça suffisait. Un jour, c'était en 63, un an presque jour pour jour après la fin de la guerre d'Algérie, où j'ai été blessé, puis démobilisé. J'aperçois un type en costume cravate avec une allure de métèque qui tourne autour de ma boutique. Je vais sur le trottoir et je lui demande ce qu'il veut. Il me dit "viens on va discuter". C'était Pasqua. Avec le recul, j'en crois toujours pas mes yeux ! Il me dit que j'étais encarté au RPF puis à l'UNR et que je renouvelai tous les ans. Je réponds "oui et ?". Il me demande alors "ça t'intéresse de faire vraiment partie de la famille ?" avec son accent si caractéristique. Je réponds "qu'est ce que c'est ?". Il m'explique "on fait le sale boulot ! Attention ! Rien d'illégal ! Juste surveiller quelques mecs dans ton quartier et venir donner un coup de main si il y a des manifs !".  Je lui dis que je rentre d'Algérie, que j'ai été blessé là bas et que je ne veux plus jamais donner un seul coup de ma vie. Pasqua s'est marré et il m'a dit "ah pour les coups, t'en fais pas, on en a des gros bras pour les bastons de cour d'école". Je lui ai demandé deux jours pour réfléchir. J'étais quand même encore jeune, et je voulais vraiment servir à quelque chose. Pasqua m'a laissé son numéro personnel. Je l'appelle comme convenu le surlendemain. Il me dit "demain matin 10 heures au bistro à côté de ta boutique". Je vais au rendez-vous comme convenu. Pasqua arrive et on n'a même pas le temps de bavarder. Il me demande "alors, c'est oui ou c'est non ?" avec son petit sourire de méditerranéen. Il connaissait sûrement déjà la réponse. Je lui ai dit que j'acceptais. Il m'a envoyé une grande tape dans le dos, et il sort un papelard de son portefeuille. "On t'avais déjà préparé ta carte, au cas où !". J'étais un chouia sur le cul, je l'avoue, mais j'étais vraiment fier. Il y avait déjà mon nom, mon adresse et mon numéro d'adhérent. Il manquait que la photo. Voilà donc comment je suis entré au SAC. Et je peux t'affirmer qu'à l'époque, on était vraiment pas nombreux ! Et puis, j'ai été nommé responsable local en 1967. Avant de le quitter en 1971, en même temps que Pasqua et d'autres historiques comme Peretti (l'ancien député-maire de Neuilly, ndlr). Foccart voulait qu'on soit aussi fidèles à Pompidou qu'au Général de Gaulle. C'était pour moi, comme pour beaucoup, totalement impossible. Et surtout inadmissible.
 
 
Comment se sont passées les premières années ? Que faisiez-vous exactement ? Il y avait aussi beaucoup de légendes autour du double-jeu de Debizet, et surtout d'une guerre interne avec l'OAS. Qu'en est-il réellement ?

C'est un peu plus compliqué que ça. J'ai moi même été menacé 3 fois par l'OAS. Avec leurs tracts ridicules qui disaient, je te cite de mémoire, qu'ils frappaient où ils voulaient. Un de mes camarades a eu son magasin plastiqué. À l'époque, on avait vraiment la haine contre eux, et puis avec le recul, j'ai considéré que ce n'était qu'une bande de pauvre types, utopistes, qui se prenaient pour des soldats du Premier Empire. Un peu grotesque quoi. Ils nous ont été utiles au moment de 68, j'y reviendrai plus tard, avant de définitivement plomber le mouvement. Concernant Debizet, il a toujours gardé une place très importante dans l'ombre à l'UNR. C'est lui qui continuait de faire les salles et donner la claque pendant les meetings. Je l'ai rencontré plusieurs fois. Je n'aimais pas ce type, mais pour autant, je pense, du moins jusqu'au départ de De Gaulle, il était sincère dans son engagement, même si c'était très contradictoire. Je pense qu'il était Gaulliste sincèrement, mais qu'en même temps, il a tenté de faire basculer le SAC du côté de l'OAS dans l'espoir de retourner ces derniers. Contrairement à ce que raconte la version officielle, il n'était pas malade et n'a pas démissionné, mais il s'est fait virer par Foccart quand ses petites magouilles devenaient trop visibles, avant de revenir en mai 68.
Et pour répondre à ta première question, moi mon boulot était de surveiller les potentiels "subversifs" et "infiltrés" que je pouvais croiser aux meetings. Et c'est arrivé quelques fois. Sans le SAC, même un candidat de base aux législatives pouvait pas tenir son meeting ! Faut se replacer dans le contexte : il y avait déjà un mouvement gauchiste assez important. Il fallait absolument le contenir. On a essayé de faire ça au mieux, et on s'en est plutôt pas mal tiré, Mai 68 a été un échec total politiquement pour eux. Culturellement, c'est autre chose, mais ils ont pris une branlée aux législatives ! C'est aussi à cette époque, quelques années avant ce mois de Mai pourri, que je suis devenu très ami avec Pasqua. On se voyait presque toutes les semaines, et je lui donnais mon compte rendu. Le 17e arrondissement n'était pas vraiment un repère de gauchistes. Mais j'ai malgré tout eu droit à quelques "visites" de ces petits merdeux. Moi aussi, ça m'arrivait d'aller "visiter" dans le quartier Latin, là où ils étaient concentrés. J'allais dans leurs cafés, dans les parcs où ils se retrouvaient, comme un badaud anonyme. Je prenais aussi des photos et je remplissais des fiches sur X ou Y. Et je faisais ensuite remonter le tout à Pasqua. Je le faisais aussi bien pour les gauchistes que pour Occident. Finalement, tu vois, on se retrouvait dans une situation très paradoxale. On devait à la fois combattre l'extrême droite, avec Occident, la bande à Tixier-Vignancour d'un côté, les gauchistes de l'autre, sans oublier l'OAS. Je me souviens de plusieurs meetings qui ont dégénéré. Pasqua avait raconté dans sa dernière interview qu'on avait été obligé de tirer en l'air à plusieurs reprises dans les meetings pour la campagne de 65. Et bien, je peux te dire que j'y étais ! J'ai tiré aucun coup de feu, mais j'étais là. Aujourd'hui, on ne pourrait plus jamais imaginer un truc pareil, mais à l'époque, c'était quasi-quotidien. La France était malade, divisée, et même si le Général était intouchable, enfin, c'est ce qu'on croyait, le régime, lui, était plus que fragile.

On voulait la peau du Général ?

Je te dirais, non, pas exactement. Plus que lui, c'était le symbole qu'on voulait casser. L'image du grand Résistant qui d'un coup détruit le pays en abandonnant l'Algérie française. Mon analyse personnelle, c'est qu'on voulait simplement détruire l'Etat. Que ce soient les gauchistes, l'OAS ou les groupuscules fachos nostalgiques de Pétain. D'ailleurs, les deux derniers ont en partie fusionné ensuite. Et Tixier-Vignancour, cette ordure, a appelé à voter Mitterrand. Lui, on aurait eu des raisons de le foutre en l'air. Et il était dangereux. Je peux le dire maintenant, c'est un des organisateurs de l'attentat du Petit-Clamar. Il en était un des cerveaux. Bien sûr, il ne s'est jamais sali les mains et faute de preuve on n'a jamais pu l'inculper en justice. Alors, tu t'en doutes, on voulait vraiment sa peau. Mais en Haut-Lieu, on a dit au SAC de jamais le toucher, il deviendrait un martyr des "bidets d'extrème-droite" comme disait Foccart. D'ailleurs, tu peux très bien voir la continuité. Ceux d'Occident, qui soutenaient l'OAS politiquement et qui leur servaient souvent de gros bras pour les bastons, les Devedjian, Madelin, Longuet, D'Orcival, et compagnie, ils ont tous fini dans la droite qui donne la nausée à n'importe quel Gaulliste. Celle des affairistes, des ultra-libéraux et des ultra-européistes. Et tous sont des anti-gaullistes qui veulent encore aujourd'hui foutre en l'air la Ve République pour que le marché fasse la loi. Leur programme, c'est celui de Le Pen père depuis les années 70, dans la lignée de Tixier. À Occident, ils ont été plus malin que Le Pen quand même. Ils sont entrés au RPR pour le "libéraliser" et "l'atlantiser". Et ils ont réussi leur coup, c'est le moins qu'on puisse dire. Du noyautage en bonne et due forme. Quand je vois ce qu'est devenu le Parti qui prétend descendre de celui auquel j'ai cru toute ma vie, j'ai envie de vomir ! Et le pire, c'est qu'ils continuent de déteindre. Il suffit de regarder les deux dernières présidentielles. Sarkozy et Fillon sont des libéraux purs, inspirés par ceux que je t'ai cité. Le second encore plus que le premier. Et bien, ils ont perdu tous les deux ! Que ce pauvre type de Fillon se revendique du Général, j'ai eu envie de casser ma télé. Un autre affairiste. Guaino a tout dit sur lui. Mais il a pris une baffe électorale bien méritée. Et même si je ne vote plus, j'étais ravi !
Les nuisibles
Les nuisibles

Justement, quelqu'un nous intéresse dans cette situation, Jacques Foccart, que pouvez-vous nous dire sur lui ?

On l'a fait passer pendant des années, et on continue encore, pour un type impénétrable et mystérieux. En réalité, il était très prévisible. On savait toujours à l'avance ce qu'il allait faire ! Il était à la tête du SAC, dirigeait dans l'ombre, mais ne donnait jamais d'ordre direct. La seule fois où j'en ai reçu un, c'était pendant  Mai 68, sur lequel on reviendra plus tard, où il m'a demandé de fermer mon magasin et d'aller Rue de Solférino, à notre siège, pour qu'on se tienne prêts, au cas où il y aurait subversion. En fait, je pourrais te dire que Foccart, ce serait un peu une synthèse entre Richelieu et un politicien de droite de la IIIe République. Affairiste, mais qui met l'Etat au dessus de tout, tout en voulant le pouvoir sans jamais avoir à se salir les mains. On lui a proposé des tas de fois d'être ministre ou député. Il a toujours refusé. Il disait à Pasqua que le suffrage universel était, je cite, "un exercice de ploucs, fait avec des ploucs et pour des ploucs". Avec le recul, on se demande s'il avait pas raison. Regarde aujourd'hui, un Spin-Doctor est bien devenu notre Président ! Mais Foccart, lui, ce qui l'intéressait, c'était avant tout de garantir les intérêts de la France, tout en faisant beaucoup de fric. On parle de Médecin à Nice ou Defferre à Marseille. Ce sont des petits rigolos à côté de lui ! Foccart a accumulé une fortune. On saura jamais où elle est passée. J'ai quand même ma petite idée, mais ça, je le garde pour moi.

Etait-il collabo au début de la guerre comme certains l'ont dit ?

Non, et j'en ai la preuve. C'est Henri Tournet qui était propriétaire de la société (qui travaillait avec Todt) , pas Foccart, qui n'était, comme tout au long de sa vie, qu'une éminence grise et partenaire. Pas le décideur, donc. Et depuis le début, il résistait. Il a donné un nombre considérable de renseignements aux résistants avant de rejoindre lui-même activement la lutte armée. On peut lui reprocher beaucoup de choses. Notamment son affairisme. Mais surement pas un quelconque passé de collabo. C'est des amis haut-placés de Tournet qui ont fait courir la rumeur que c'était Foccart lui-même qui livrait du charbon aux boches. Mais je t'affirme que c'est faux ! De Gaulle aurait de toutes manières jamais toléré qu'un collabo ait autant de pouvoir dans son entourage direct.


Quel était son vrai rôle au SAC et à l'Elysée ? Comment était structuré le SAC ?

Il était Richelieu comme je t'ai dit avant ! Ou plutôt Talleyrand, ça sera plus explicite. En fait, Foccart était le vrai ministre des affaires étrangères. La Françafrique existait déjà avant, mais c'est lui qui l'a bâtie pour de bon. Peu de gens le savent, mais c'est Foccart qui fait partie des inspirateurs de l'Organisation de la Francophonie ! Ce grand organisme qui permet de disposer de présidents fantoches un peu partout. Je vais d'abord te parler de son rôle au SAC. Avant 68, il dirigeait le SAC dans l'ombre avec Pasqua et Peretti. En fait, son titre était surtout honorifique. Lui, ce qui l'intéressait, c'était la "grande politique" comme il disait. Il a laissé les mains libres à mon copain Charles et à Peretti pour recruter et structurer tout le mouvement. C'était simple en fait. Il y avait cinq niveaux au SAC : l'informateur, qui donnait un coup de main occasionnel, l'encarté, qui était tenu de militer, puis le responsable "local" ou "départemental" (ça dépendait de la région et du contexte), puis Pasqua-Peretti et enfin lui. Et détail important : un responsable "local" du SAC ne l'était jamais dans son lieu de résidence, pour brouiller les pistes en cas de souci. Mais Foccart, finalement, il a joué un rôle assez marginal dans le boulot de base. Il disait simplement, par exemple, "essaie de me trouver un type fiable ici" ou encore "je veux rencontrer celui-ci, il a fait une connerie, je dois le voir en personne". Ou encore pour donner une légion d'honneur à un militant méritant. Foccart a toujours été plus intéressé par l'Afrique et d'ailleurs, peut-être que je t'apprends rien, mais c'est lui qui contrôlait toutes les anciennes colonies. Et certaines choses échappaient même à De Gaulle ! Ce que les gens savent pas, c'est que Foccart s'occupait lui-même des élections en Afrique. Chaque président en fonction lui envoyait la liste des candidats opposants et Foccart renvoyait par télégramme le résultat des élections ! Ca parait dingue, je sais ! Et pourtant, c'est la réalité ! Il planifiait tout à l'avance. Si un opposant avait quand même une bonne tête, et qu'il pouvait être utile à la France plus tard, Foccart lui laissait faire 20%. Dans le cas contraire, comme avec Bongo ou Houphouët-Boigny par exemple, ça faisait du 95%. D'ailleurs, TOUS les présidents sans exceptions avaient besoin de lui. Même Mitterrand. Il l'envoyait en loucedé s'occuper des sales affaires. Toujours dans l'ombre ! Tu vois que quand je te disais qu'il était prévisible, je te disais pas de bêtises ! Il a servi tous les présidents, du Général à Chirac. Tant que ça allait dans le sens des intérêts de la France et des siens, tout le monde était content. Je pourrais te le résumer comme ça en fait : Foccart, c'est celui dont personne ne veut mais dont personne ne peut se passer. Je vais te raconter une anecdote. Même Chaban, qui ne pouvait pas l'encadrer et c'était réciproque, lui a demandé sa bénédiction ! Et Foccart lui avait répondu "je t'aime pas alors ma commission sera double, mais je le ferai pour la France !". Hallucinant ! Et le pire, c'est que Chaban a dit oui. Je me marre encore en y repensant.
Pour continuer sur ta question, je te dirais que c'est après non pas le départ du Général, mais à sa mort, que Foccart a repris le SAC en main et l'a dirigé directement. Son influence, qui avait diminué sous Giscard, lui laissait un peu plus de temps libre. C'est là que Debizet a repris le pouvoir et que ça a sérieusement dérapé, je t'expliquerai plus tard.


 Justement, dans les "dérapages" du SAC, outre la tuerie d'Auriol dont nous parlerons plus tard, on pense immédiatement à l'affaire Boulin, où plusieurs livres, articles, et films ont mis en cause le SAC...

C'est tout simplement délirant ! J'ai vu le film qu'ils avaient passé sur la 3 avec l'acteur barbu là (Berléand, ndlr). J'étais écroulé de dégoût et de rire à la fois pendant tout le film. Sérieusement ? Tu crois que le SAC avait quelque chose à foutre des pseudo-révélations de Boulin sur le financement du RPR ?

Pourquoi pas ?

Parce que d'une part, on savait tous comment ça fonctionnait : Primo, Foccart agissait dans l'ombre et mettait qui il voulait au pouvoir dans les pays africains qui produisaient le pétrole. On achetait le pétrole aux dirigeants africains et eux, en échange, envoyaient des montagnes de fric à tous, et je dis bien TOUS les partis politiques, quelle que soit la couleur, via ELF. Un petit système très simple de rétro-commissions. Je peux te dire que ça n'avait pas cours sous le Général. Là c'était encore plus simple. Les communistes étaient financés par l'URSS, et la SFIO et l'UNR, qui avaient des milliers de donateurs, se suffisaient à eux-mêmes. Et avant la télé, ça ne coûtait presque rien de faire campagne. Secundo, TOUS les journalistes, et même les gens normaux étaient au courant de comment ça fonctionnait. Bongo s'en vantait publiquement. Alors il faut que tous ces gratte-papiers arrêtent de pondre des ordures pareilles. Et Tertio, Boulin n'était pas blanc dans cette histoire. Franchement, tu imagines Pasqua, Foccart et Debizet comploter dans une cave pour assassiner un ministre qui a des dossiers sur des valises de billets ? C'est simplement à mourir de rire. Moi, je connais la vérité sur Boulin, et je vais te la dire. J'en ai marre qu'on traîne sans arrêt dans la boue des gens qui n'ont rien fait, même certains que je n'aime pas, du moins dans cette histoire, et surtout mon copain Pasqua. C'était pas un enfant de cœur, ça non, mais jamais il aurait fait un truc pareil ! Donc je vais tout te dire.
Pour comprendre l'affaire, il faut s'en tenir simplement à ce qu'on appelle la "première affaire". Quand on découvre l'arnaque aux terrains de Ramatuelle, qui ont été vendus deux fois par Tournet, à priori sans que Boulin soit au courant. En fait, Boulin était AU COURANT de l'arnaque, et j'insiste là dessus. Il savait que le terrain avait déjà été vendu une fois, dès 72 et non pas 73 comme on raconte, et il en a profité. Il s'en est mis dans la poche déjà à ce moment là. Tournet et Boulin étaient les meilleurs amis du monde, et ils ont fait un échange de bons procédés. Quand Tournet a vendu les terrains de Ramatuelle, Boulin était déjà ministre. Il était, si je dis pas de bêtises, ministre des relations parlementaires. Et Tournet a renvoyé l'ascenseur à Boulin, en lui "revendant" une parcelle du terrain, pour soi-disant 40 000 francs, mais en fait, il n'a jamais payé un centime. La parcelle lui était réservée. Le problème est venu qu'ensuite, les promoteurs qui avaient acheté une première fois les terrains, ont porté plainte sept ans plus tard pour escroquerie. Et Van Ruymbeke, un "juge rouge" est venu mettre son nez là-dedans. Il a mis Tournet au trou quelques semaines avant de le relâcher. C'est grâce à Boulin qu'il était sorti car la magouille était avérée. À l'époque, on rigolait pas avec ce genre d'arnaque. C'était minimum 5 ans de placard sans compter la honte publique. Tournet pouvait pas le tolérer. Alors il a fait pression sur Boulin en le menaçant de dire à la presse qu'il était au courant de la vente frauduleuse. Et puis, quand Tournet est sorti, Boulin a quand même, et on peut le comprendre, été très touché moralement par l'affaire. Le problème de l'ami Robert Boulin, c'est qu'il devenait trop bavard pour dire n'importe quoi. Je dirais même qu'en plus d'être au courant de l'arnaque, il était totalement mythomane. Il a pas supporté que son ami le trahisse. Alors il a assemblé un pseudo-dossier de financement illégal dans lequel il n'y avait rien qui ne soit déjà connu. Il le savait. Mais en fait, c'est ailleurs qu'il faut chercher la vérité. D'ailleurs, le chèque de 40 000 balles que lui a fait Tournet en est la preuve. Il a prétendu que c'était sa mère qui lui a fait un chèque, ce qui était faux. C'était ce que Tournet lui a reversé pour lui donner un terrain gratos à quelques bornes de Saint-Trop'.
Giscard avait dit que la défense de Boulin, c'était "le naufrage du Titanic", il avait pas tout à fait tort.
On sait que Boulin, et je ne t'apprends rien, a menti au moins deux fois. La première sur le chèque de sa mère, la deuxième quand il a juré à la radio qu'il n'avait jamais fait d'affaires avec Tournet. C'est dans la relation entre les deux qu'il faut chercher le pourquoi du comment.

C'est à dire ? Et comment avoir la preuve que le SAC n'est pas impliqué ?

C'est tout simple : Boulin n'est ni un chevalier blanc, ni un vrai gaulliste. C'est un "radsoc" affairiste, comme il y en avait pas mal à l'UDR et autour de Giscard à ce moment là. Quant au SAC, je te donne ma parole d'honneur, de père de famille et d'ancien soldat qu'il n'y est pour rien. Le SAC savait pour l'affaire Boulin. Donc même en admettant qu'il ait des dossiers sur le SAC, non pas pour des financements illégaux qui faisaient marrer même les journalistes du Canard, mais par exemple l'affaire du gang des Lyonnais ou les liens avec la French Connexion, que je te raconterai plus tard, eux en savaient bien plus pour le traîner dans la merde et le liquider politiquement. Comme on l'a déjà fait par le passé avec d'autres, dont je tairais les noms. Aucun besoin d'assassinat pour ça. Personne n'avait donc intérêt à ce que quelque chose sorte. Ce qui a perdu Boulin, c'est tout autre chose. Il était acculé et au fond du trou. Et là, il a fait ce qu'il n'aurait jamais dû. Il a téléphoné à Foccart, puis à Debizet, pour leur annoncer qu'il allait faire des révélations à la presse, non pas sur le SAC, mais sur Tournet, si jamais le SAC le sortait pas de là. Plutôt que de l'en dissuader, ou de l'aider, ils l'ont envoyer se faire voir, en disant qu'il s'était mis tout seul dans la merde avec, je cite Foccart, "cette pisse de chat administrative". Et là, il a pété les plombs. Il a téléphoné à un journaliste en disant qu'il allait faire des révélations sur les magouilles de Tournet, et, pire qu'il allait tout balancer sur son passé de collabo passif quand il fournissait le charbon et le bois aux allemands. Aujourd'hui, les faits sont connus. Mais à l'époque, jamais personne, même pas moi, connaissait l'histoire. On savait juste que Tournet était un affairiste qui avait des amis haut-placés. Mais ça s'arrêtait là. Il a ensuite commis la boulette de le dire à Tournet. Et là, c'est l'autre qui a pété les plombs. Mais au final, désolé d'être aussi cynique, je pense que ça l'a même arrangé de manière posthume. Car on m'a confirmé en très haut lieu qu'il voulait en finir de toute façon. Tournet lui a donné rendez-vous pour explication et ça s'est mal terminé.

Comment ça ?

Tournet était furieux et ça pouvait se comprendre. Boulin allait balancer qu'il avait été collabo avant d'être résistant. Comme en plus il en faisait de l'argent, ça lui aurait laissé une tache pire que la francisque de Mitterrand. Il irait en taule, serait tricard partout, et serait ruiné. À l'époque, les faits de collaboration n'étaient pas prescrits. Il risquait peut-être même la peine de mort pour ce qu'il avait fait. Boulin, ça a été confirmé, a dit "Adieu mon bureau" avant de partir (visible aussi sur Wiki; ndlr). Il savait qu'il avait commis l'irréparable. Dénoncer son ancien camarade de Résistance. Pour lui, ça voulait dire la mort. Du moins symboliquement, parce qu'il avait rompu le pacte sacré. Ca a l'air pompeux quand je te raconte ça de cette façon, mais on n'a pas idée de ce que ça représentait pour les anciens résistants. C'est pire que de prêter serment d'Omerta dans la Mafia ! Tournet lui a donc dit de le retrouver à Rambouillet, dans la fameuse forêt. Boulin était déjà défoncé au valium quand ils se sont vus. Et c'est là qu'est venu le drame. Tournet est venu avec deux sbires et Boulin s'est fait littéralement, tu me passes l'expression, éclater la tête. Ils l'ont passé à tabac pour le dissuader de parler, mais un des coups a été mortel. Ce n'était même pas volontaire, ils voulaient simplement lui donner une correction ! C'est un règlement de compte post-Résistance qui s'est mal terminé. Tournet, pour assurer ses arrières, a fait appel à quelques amis pour la mise en scène. Et voilà toute l'histoire ! Il faut aussi raisonner logiquement: si jamais quelqu'un de haut-placé avait voulu faire pression sur lui, en plus des dossiers de Ramatuelle, ils auraient pu le faire aussi sur sa femme, ses enfants, etc. Là, rien de tout ça. Un petit crime entre amis. C'est ça qui est dramatique au fond.
Petit meurtre entre potes
Petit meurtre entre potes

Un règlement de compte qui a mal tourné dites-vous. Pourtant, Jean Charbonnel avait dit dans l'émission "Ce soir ou Jamais" qu'Alexandre Sanguinetti, ancien secrétaire général du RPR, lui avait donné le nom des deux assassins et qu'il les gardait sur une lettre dans son coffre pour les donner à la Justice le cas échéant. Connaissez-vous cette histoire ? Il y a aussi l'enregistrement de Peretti dont parlaient deux journalistes de Canal plus dans leur documentaire, où il demandait à sa femme de ne pas faire d'enquête en échange d'argent.

Oui, et je connais aussi la lettre. Je ne l'ai pas vue personnellement, mais Pasqua, qui l'a vue, me l'a racontée. Il y avait non pas deux mais cinq noms sur la lettre. Tournet, Foccart, et Blank, son attaché de presse comme "membres directs du complot" et Peretti et Pasqua comme "membres passifs". En dehors de Tournet, tout le reste est un fantasme, pour les raisons que je t'ai expliquées au dessus. Pasqua m'avait dit un jour "il faut plus qu'un petit Boulin pour faire péter la République". D'ailleurs, même Sirven, le "Foccart d'ELF", si tu me passes l'expression, avait dit aussi qu'il avait de quoi tout faire sauter. Il a dit des trucs aux juges lui aussi, et on a pu voir tout de suite que c'était un mythomane en quête de pub. Pour te répondre sur Peretti, c'est tout simplement n'importe quoi. Tu penses bien que si quelqu'un avait eu une cassette pareille, il l'aurait sorti ! Et Peretti en médiateur, ça me fait rigoler. Quand on connait le personnage, qui rentrait dans le lard du premier type qu'il n'aimait pas, ça fait marrer ! Et tu sais, Sanguinetti a toujours été très langue de pute. Il était fasciné par les petites histoires de Cour. Le Saint-Simon du pauvre, si tu veux. C'est d'ailleurs pas un hasard si sa carrière politique a été si minable !
Je reconnais par contre une énorme faute du SAC dans l'histoire : c'est d'avoir laissé courir la rumeur, alors qu'ils avaient toutes les preuves pour démentir leur implication.

Pourquoi avoir laissé faire dans ce cas ?

Mais fiston, replace-toi dans le contexte ! Ca montrait à tout le monde que le SAC, si il voulait, pouvait atteindre n'importe qui. J'étais totalement contre ce genre de pratique. Mais Debizet, avec la "politique de la peur" a, je pourrais dire, OASisé le mouvement. Il employait les mêmes méthodes qu'eux 15 ans plus tôt. Même quand le SAC n'était pas du tout impliqué, il laissait courir les rumeurs ! C'était la stratégie cynique voulue par Debizet pour effrayer les opposants. Si ils pouvaient liquider un Ministre, ils pouvaient donc liquider comme ils voulaient les petites merdes comme Rouillan ou d'autres dans son genre. Dans ces années là, on était déjà passé à des méthodes de voyous. Ce qui explique les fantasmes autour du SAC qui persistent encore aujourd'hui. Il faut aussi se remettre en mémoire ce qu'a été cette période. On était dans "les années de plomb", les gauchistes qui assassinaient, faisaient des attentats, le début des islamistes avec l'attentat Rue de Copernic, la montée en puissance de Le Pen, sans oublier Carlos, à qui Debizet a tenté plusieurs fois de faire la peau, malheureusement sans succès. Avec une telle réputation, le SAC apparaissait aux yeux de beaucoup comme un rempart. Au final, ça ne leur a pas porté bonheur. Mais ça, c'est une autre histoire !
 



 

© Toute reproduction interdite.

Jeudi 19 Avril 2018
Lu 1207 fois


Commentaires des lecteurs

1.Posté par Le Grand MERLU, LE VRAI, L'UNIQUE. le 29/04/2018 22:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Putain quel article de merde.

Faut Aérer ... crétin ! ...

Faire des paragraphes, des phrases courtes et concises, alléger le texte

On dirait un contrat pour assurance.

J'ai même pas envie de lire une ligne.

Grosse tâche !

2.Posté par Alain BITEMAN le 30/04/2018 22:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

C'est une INTERVIEW donc c'est normal que les phrases soient longues, dugland !

Et aucun des propos n'a été modifié, c'est brut de décoffrage.

Maintenant, si tu veux juste des images et deux lignes en dessous, il te reste FHM mon gros Merlan, le breton analphabète....

3.Posté par Le Grand MERLU, LE VRAI, L'UNIQUE. le 06/05/2018 21:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Crétin, abruti, idiot ...

Dans une interview y a un mec qui pose des questions et un autre qui y répond de façon brève, sinon on endors l'auditeur.

A chaque question le mec nous pond une pendule, qu'est qu'on se fait chier.

Quelle prose indigeste !

Va vendre des crêpes La Bite, ça vaudra mieux pour toi.

4.Posté par Le Grand MERLU, LE VRAI, L'UNIQUE. le 06/05/2018 22:00 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


D'ailleurs je constate qu'en une semaine je suis le seul qui est venu poster sur cette "oeuvre" Bitemanienne.

Je pense que personne n'a le courage de le lire, on n'y prête même pas attention.

Zéro ! Couché ! A la niche. !

5.Posté par Alain BITEMAN le 08/05/2018 00:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

"D'ailleurs je constate qu'en une semaine je suis le seul qui est venu poster sur cette "oeuvre" Bitemanienne." Et pourtant 385 lectures uniques....

Peut-être parce qu'il n'y a rien d'autre à ajouter ? Ou que personne n'a d'argument pour réfuter ? Ce n'est qu'une hypothèse.

J'ai fait mon boulot, et j'ai obtenu de vraies infos de la part du Monsieur que j'ai interviewé. Et non, mon pauvre Merlan, une interview, ce n'est pas des questions débiles et des réponses courtes. Pour lire ça, contente toi de tes lectures habituelles que sont France Dimanche ou Ici Paris où tu trouveras plein d'ITW de people sur le retour qui n'ont pas plus de 20 mots de vocabulaire (et encore, pour les plus cultivés).

Je suis tombé sur quelqu'un d'intéressant, qui avait des tas de choses à dire et plusieurs scoops à me révéler. En fait je crois juste que, comme le "Farid Fillon" du forum (qui me traite de "pute gaulliste" au passage), ça te fait juste mal au cul de voir quelques unes de tes idoles déboulonnées et sentir quelques uns de de tes idéaux être démolis sous tes yeux par un homme qui a tout donné pour ce en quoi il croyait.

Toi, comme tu n'as rien à dire sur le fond, tu dégueules sur la forme, c'est la seule chose que tu sais faire.

Je sais ce que c'est de se sentir con en société. Sache que je compatis.

6.Posté par Le Grand MERLU, LE VRAI, L'UNIQUE. le 11/05/2018 13:02 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


Sur le fond, je fais mieux que de dire des choses, je combats la juiverie !

7.Posté par Alain BITEMAN le 11/05/2018 16:38 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

On sait Merlan, c'est ta vieille marotte pour troller et faire chier en sortant des gros clichés pourris qui feraient même marrer un ado ensuqué du bulbe du 18-25 de JVC.

Je vois toujours pas le rapport avec le SAC. Ou alors, tu fais comme l'autre clown Farid Fillon, qui me fait chier sur le forum parce que j'expose au grand jour à quel point Le Pen et son mentor sont des grosses merdes.

Mais ça, c'est pas mon problème.

Nouveau commentaire :
Alors ma couille, toi aussi tu veux commenter et donner ton opinion sur cet article ? O.k, vas-y, mais sois bien conscient du fait que nos amis de la DCRI lisent tout ce qui se passe ici et que des propos inconsidérés de ta part, ou enfreignant les lois de la soft dictature française, pourraient te valoir un débarquement de volatiles bleus chez toi à 6 heures du matin suivi d'un placement en GAV. Prêt à assumer ? Vas-y !

FLASH RÉINFO | OLD NICK FAIT DES VIDEOS | EDITOS AU KARCHER | HAIKUS D'AKTU | DOUCE FRANCE | LE MONDE SELON L'ORGANE | MAUVAISES HUMEURS | FLINGAGE DE STARS | SHOWBIZ, CHOCHOTTES ET COCAINE | KULTUR & KRITIKS | SPORT & DOPAGE | RIONS UN PEU AVEC LES RELIGIONS | LES GRANDES ENIGMES DE L'HISTOIRE | LES AVENTURES DE FRANCOIS MOYEN | L'ORGANE SEXUEL | LES BELLES PUBLICITES | CAPTAIN ZODIAC | VINTAGE L'ORGANE | VIDEOS DE REINFORMATION | CHAT WEBCAM


Dans le forum

Même avec des tongs je pue des pieds !

Le forum pourri - Lundi 17 Septembre - nicolas P'titzizi

SALUT LES MONGOLS

Le forum pourri - Lundi 17 Septembre - Marcel Ducon

BOB et FROCTER sont dans un bateau

Le forum pourri - Lundi 17 Septembre - Farid Fillon

PASSION BEURETTES DEUX, LE RETOUR

Le forum pourri - Lundi 17 Septembre - frocter

Offrez-vous le paradis avec 2 RSA !

Le forum pourri - Lundi 17 Septembre - Alain Biteman

J'ai testé les toilettes sèches

Le forum pourri - Lundi 17 Septembre - nicolas P'titzizi

LES POUFFIASSES DE TWITTER

Le forum pourri - Dimanche 16 Septembre - Marcel Ducon

Je nick vos mères !

Le forum pourri - Vendredi 14 Septembre - merlu free

Frocter, j'ai du taf pour toi !

Le forum pourri - Jeudi 13 Septembre - Bob le Saint

MON FOU RIRE DE LA SOIREE

Le forum pourri - Jeudi 13 Septembre - frocter

Les couilles

Le forum pourri - Lundi 10 Septembre - Maître Robert

Le Pen est une grosse Merde !

Le forum pourri - Vendredi 7 Septembre - Alain Biteman

BOB VIENS ON PART EN PELERINAGE

Le forum pourri - Mercredi 25 Juillet - Marcel Ducon

BOB JE TE CONVERTIS AU DEISME

Le forum pourri - Dimanche 22 Juillet - Marcel Ducon

BOB IL EST TEMPS QU'ON SE REVEILLE

Le forum pourri - Dimanche 22 Juillet - Marcel Ducon

skyrock-virgin-nrj-fun-etc

Le forum pourri - Jeudi 19 Juillet - Marcel Ducon

BITEMAN JE T'ENVIE

Le forum pourri - Lundi 16 Juillet - Marcel Ducon


Balancez à L'Organe !

LE COIN DU CITOYEN MODELE

L'Organe vous révolte, vous répugne, vous révulse ?
Comment tant d'abjection est-elle possible sur un seul site ?
Comme vos ancêtres pendant la guerre, soyez de Bons et Gentils Citoyens:

Dénoncez L'Organe à la Kommandantür !
--> Etape 1
Choisissez la Gentille Association qui va vous soutenir dans votre combat contre les Méchants Articles de l'Organe:
 
•LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme)
kommandantür
@licra.org
SOS RACISME
kommandantür
@sos-racisme.org
MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
kommandantür
@mrap.org
UEJF (Union des Etudiants Juifs de France)
kommandantür
@uejf.org
CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France)
kommandantür
@crif.org

LDJ (Ligue de Défense Juive, ne pas confondre avec FDJ=Française des Jeux)
kommandantür
@ldj.org

HALDE (Haute Hautorité de Lutte contre les Discriminations)
kommandantür
@halde.org
CHIENNES DE GARDE (Crimes contre le Féminisme)
kommandantür
@cdg.org
SOS HOMOPHOBIE
(Crimes contre l'Homosexualité)
kommandantür
@soshomo.org
CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires)
kommandantür
@lecran.org
CRAB (Conseil Représentatif des Associations Blanches - ex Ku Klux Klan de France)
kommandantür
@crab.org
 
--> Etape 2
Choisissez une société de Crédit afin de provisionner les honoraires des Gentils Avocats qui vont s'emparer de votre cause et la défendre avec le talent et l'éloquence qui les caractérisent jusque sur les plateaux de télévision.
(prévoir un financement de 10 à 30.000€ selon la complexité du dossier et l'ampleur de votre haine contre L'Organe)
établissements conseillés:
Cetelem - Cofinoga

 

Vous voilà paré à faire votre devoir de citoyen modèle ! Bonne chance dans votre juste combat, et à bientôt !


Flux RSS