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L'Organe Magazine
Le Forum pourri de L'Organe

Rions un peu !

 Speederman
Jeudi 5 Février 2004

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Clubs du rire : le raz de "marrer" !

http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2002/mag1213/ps_5986_rire_therapie.htm



Nous ne rions pas assez : moins de 6 minutes par jour ! Pourtant, détendre ses zygomatiques a des vertus santé reconnues ! Pour nous aider à nous dérider, des "clubs du rire" ont même fait leur apparition. Peut-on se soigner par l'hilarité ? Des informations à prendre au sérieux...



L'hilarité a le vent en poupe et chacun s'accorde à trouver au rire de nombreux bienfaits ! Pourtant, le rire n'a jamais été aussi peu pratiqué...



Retrouver le rire enfantin



Depuis un an de drôles de clubs se créent aux quatre coins de l'hexagone : des clubs de rire. Fondés en Inde par le Dr Kataria, la formule s'exporte avec succès un peu partout dans le monde : aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie, au Danemark... et en France. La méthode, mise au point par ce médecin indien, combine exercices respiratoires empruntés au yoga et différents types de rire. En début de séance, on se dit bonjour sans parler mais en riant, ensuite les petits mimes et mises en situation se succèdent. Chacun de ces exercices a un nom : le rire des gens pressés, du téléphone portable, du lion etc. Au fur et à mesure que la séance avance, les rires, moins forcés, sortent plus facilement et éclatent en de franches explosions. Et c'est parfait. Le but étant de retrouver ce rire, spontané, enfantin qui jaillit sans raison et qui fait tant de bien au corps et à la tête.



L'humour médicament



Car le rire fait du bien. Si de façon empirique chacun a pu l'expérimenter, il a fallu attendre les années 70  pour que les bienfaits du rire sur le stress, le sommeil, la douleur soient précisés et expliqués scientifiquement. Tout a commencé aux Etats-Unis avec l'histoire de Norman Cousin. Atteint d'une spondylarthrite ankylosante (maladie qui atteint la colonne vertébrale), ce journaliste américain était perclus de douleurs et cloué dans un fauteuil roulant. Regardant  la télévision, il tombe par hasard sur un film comique qui le fait rire et oublier ses souffrances. Il renouvelle l'expérience jusqu'à sa guérison qu'il racontera dans un livre resté célèbre Outre-Atlantique, intitulé "La volonté de guérir". En effet, le rire stimule la sécrétion d'endorphines des opiacés naturels, qui  euphorisent et permettent d'atténuer temporairement la douleur, le stress et les angoisses. Apaisant, calmant, le rire déclenche dans le corps une onde musculaire, sorte de gymnastique douce qui  tour à tour permet de contracter et de décontracter les yeux, la bouche, le diaphragme, les abdominaux, les cuisses, les épaules... Un massage intérieur qui tonifie les organes et stimule les défenses immunitaires. Les praticiens et thérapeutes du développement personnel ont intégré le rire à leur arsenal thérapeutique. Et peu à peu le rire est entré dans les hôpitaux, comme un complément de soins.



On ne rit pas de tout !



Non seulement tout le monde s'accorde à reconnaître des vertus au rire mais depuis une vingtaine d'années la société s'est déridée. Aujourd'hui  plus besoin d'être sérieux comme un pape en toutes circonstances pour montrer son efficacité et son sens des responsabilités. En politique par exemple la comparaison entre un Chirac jovial et un Jospin austère tourne à l'avantage du premier. Associé parfois à tort à la tristesse, le sérieux ennuie une société de loisirs prônant un hédonisme à tout crin. De même, souvent moqueur le rire était perçu comme une arme dangereuse pouvant faire souffrir les autres. Il convenait donc de le surveiller et de le brider. Là encore, dérision et auto-dérision sont entrées dans les moeurs même si les blagues, et l'humour se doivent de rester politiquement corrects. On ne rit pas de tout ou alors pas avec n'importe qui. La moquerie surtout à l'encontre des maîtres du monde ou des faibles agit comme une soupape de sécurité qui permet à chacun de se rassurer.



6 minutes par jour



Bref que des bonnes nouvelles : le rire excellent  pour notre santé tant physique que morale n'est plus diabolisé ! Et pourtant d'après les statistiques on rit de moins en moins : 18 minutes par jour en 1939,  6 en l'an 2000 ! Or les gens qui vont bien rient naturellement dans leur vie quotidienne : un quart d'heure par jour serait l'idéal. On en est loin. Au banc des accusés l'individualisme et l'isolement dans lequel beaucoup de citadins et de campagnards vivent. D'après le dernier recensement le nombre de personnes vivant seules a doublé en 30 ans : en 1999 un ménage sur 3 est composé d'une seule personne. L'environnement familial s'est lui aussi réduit : rares sont les familles au sens large vivant dans la même ville. Et quant on vit seul, les occasions de rire sont moins nombreuses. Or le rire a aussi ceci de magique : il rassemble les gens et leur permet de partager un moment agréable. Outre ses vertus thérapeutiques gageons que c'est également une des raisons du succès rencontré par les clubs de rire : les contacts y sont faciles et l'ambiance conviviale. Un bon moyen de se faire du bien !



Hélène Huret



Remerciements à Bernard Raquin, thérapeute et auteur de "Rire pour vivre", aux Editions Dangles et au Dr Henri Rubinstein, neurologue et auteur de "La psychosomatique du rire", aux Editions Robert Laffont.

 Speederman
Dimanche 30 Janvier 2005

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COMPLEMENT D'INFORMATION



Le rire, un remède souverain



" Des neurologues de l'université de Stanford ont découvert une autre raison pour laquelle on se sent bien quand on rit. En observant l'activité cérébrale de personnes en train de lire des bandes dessinées humoristiques, ils ont constaté que l'humour et le rire sollicitaient dans le cerveau les ' centres de récompense ' ", ces mêmes structures qu'influencent les substances psycho actives. " Le rire réduit la tension, apaise l'esprit et met de bonne humeur. " Il stimule également la production d'hormones, accélère le rythme cardiaque et améliore la circulation ainsi que le tonus musculaire. " Sans conteste, un bon éclat de rire est une forme d'exercice. Cependant, il ne brûle pas beaucoup de calories. On peut éclater de rire, mais pas maigrir de rire ! " — UC Berkeley Weliness Letter.

 Speederman
Mercredi 9 Mars 2005

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ON EN RAJOUTE ENCORE !



Le mardi 08 mars 2005



Rire est bon pour le coeur



http://www.cyberpresse.ca/technosciences/article/article_complet.php?path=/technosciences/article/08/1,5296,0,032005,949017.php



Jean-Louis Santini



Agence France-Presse



Orlando



Rire est bon pour le coeur tandis que la déprime accroît les risques de

mortalité, selon deux équipes de chercheurs dont les travaux respectifs

ont été présentés au deuxième jour de la conférence annuelle de

l'American College of Cardiology.



Comme l'exercice physique, une bonne dose quotidienne de rire peut avoir

des effets comparables pour le système cardiovasculaire en stimulant la

circulation sanguine, a expliqué le Dr. Michael Miller de l'Université

du Maryland, qui a dirigé cette recherche.



En revanche, la dépression, qui s'accompagne souvent d'un style de vie

malsain - tabagisme, alcool et abus de médicaments -, augmente de 44%

les risques de mortalité, a de son côté conclu le Dr. Wein Jiang, de

l'Université de Caroline du Nord, en citant son étude réalisée sur un

millier de personnes ayant eu un accident cardiovasculaire.



Selon le Dr. Miller, «l'ampleur du changement observé dans l'endothélium

- tissu tapissant la paroi interne des vaisseaux - est similaire chez

des personnes qui rient à ce que nous pourrions voir chez celles se

livrant à une activité physique intense».



«Nous ne recommandons pas pour autant d'arrêter l'exercice mais bien

rigoler un quart d'heure par jour tout en faisant de l'exercice trois

fois par semaine doit probablement être une bonne combinaison pour le

système vasculaire», a-t-il ajouté.



Pour effectuer ces mesures, le Dr Miller a fait regarder des extraits de

deux films, l'un comique et l'autre très stressant à un groupe de vingt

volontaires homme et femmes, jeunes et en bonne santé.



Les mesures effectuées par ces chercheurs sur les vaisseaux du bras ont

montré une réduction du flot sanguin de 35 % chez 14 des 20 personnes

pendant qu'elles regardaient le second film.



Par contre, le volume de la circulation du sang a augmenté de 22 % chez

la quasi totalité (19) du groupe qui s'esclaffait en visionnant le

premier film.



«Puisque l'endothélium est la première couche de tissu où se développe

l'artériosclérose il est concevable, à la lumière de notre étude, que

rire puisse jouer un rôle important pour réduire les risques

cardiovasculaires», a expliqué Michael Miller devant l'American College

of Cardiology (ACC). Il n'a toutefois pas pu

déterminer l'origine physiologique des vertus du rire.



«Cela pourrait résulter du mouvement des muscles du diaphragme ou du

fait que le rire provoque la sécrétion, dans le tissu nerveux, d'une

substance chimique comme l'endorphine (un analgésique)», s'est interrogé

ce scientifique.



Il a aussi cité l'oxyde nitrique, connu pour jouer un rôle dans la

dilatation de l'endothélium. Selon lui, «il est possible que le stress

mental neutralise la sécrétion de cette substance, déclenchant une

contraction vasculaire».



Lors de sa présentation lundi devant l'ACC, le Dr Jiang a expliqué que

«le lien entre dépression et accroissement de la mortalité était

indépendant d'autres facteurs comme l'âge ou le statut marital».



«Environ la moitié de toutes les personnes ayant une insuffisance

cardiaque meurt dans les cinq ans après le diagnostic et notre étude

indique que ceux dans ce groupe souffrant de dépression modérée ont un

risque beaucoup plus élevé (44 %) de décéder plus tôt», a-t-elle indiqué.



Cette cardiologue n'a pas pu expliquer ce phénomène, avançant comme

hypothèse le fait que les déprimés vivent «plus dangereusement».

«Souvent ils fument, sont sédentaires et ont un mauvais régime

alimentaire», a-t-elle dit.



Mais ces deux recherches paraissent montrer comment des états d'âme

peuvent avoir des effets physiologiques bien réels.



Des chercheurs américains avaient publié en février une étude dans le

New England Journal of Medecine établissant pour la première fois

l'existence d'un syndrome cardiaque spécifiquement lié à une émotion

forte baptisé «syndrome du coeur brisé».


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